
L’affaire impliquant Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque centrale sous le régime de Lansana Conté, tant vers son épilogue devant la chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Lors de l’audience de ce mardi 17 mars 2026, le ministère public a demandé la confirmation de la condamnation à 5 milliards de francs guinéens de dommages et intérêts prononcée en première instance. De son côté, l’Agence judiciaire de l’État a sollicité le doublement de cette somme. Toujours absent depuis le début de la procédure, le prévenu est poursuivi par l’État guinéen pour plusieurs chefs d’accusation, notamment détournement de fonds, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, vol, complicité et abus de confiance.
Dans ses réquisitions, le procureur spécial Aly Touré, représentant du ministère public, a plaidé pour le maintien de la décision initiale, assortie d’une exécution provisoire. Il a souligné que l’accusé ne s’est jamais présenté ni fournir de justification valable, ce qui justifie, selon lui, un jugement contradictoire. Il a ainsi invité la Cour à confirmer la décision rendue en première instance.
De son côté, l’avocat de l’Agence judiciaire de l’État, Maître Faya Gabriel Kamano, a vivement critiqué l’absence répétée de Chérif Bah aux audiences. Il estime que cette attitude porte préjudice à l’État et justifie une augmentation des dommages et intérêts à hauteur de 10 milliards de francs guinéens.
L’avocat a rappelé que l’ancien gouverneur avait été condamné en première instance à rembourser plus de 10,5 millions de dollars, correspondant aux fonds détournés, ainsi qu’à payer 5 milliards de francs guinéens en dommages et intérêts.
La justice avait également ordonné la confiscation de certains de ses biens.
Selon lui, l’appel introduit par Chérif Bah, bien que légal, semble avant tout destiné à retarder l’exécution de la décision. Il a précisé que les actes de procédure ont été régulièrement signifiés à l’adresse indiquée par le prévenu, conformément aux dispositions du code de procédure.
En l’absence d’excuse légale pour justifier sa non-comparution, l’avocat considère que l’appel est abusif et dilatoire, causant un préjudice supplémentaire à l’État.
Il a également évoqué l’importance du patrimoine immobilier de l’accusé et ses investissements dans plusieurs entreprises, estimant que le retard dans l’exécution de la décision lui permet de continuer à en tirer des revenus.
Après avoir entendu les différentes parties, le président de la Cour, Francis Kova Zoumanigui, a décidé de renvoyer l’affaire au 14 avril 2026, date à laquelle le verdict est attendu.
Il a également évoqué l’importance du patrimoine immobilier de l’accusé et ses investissements dans plusieurs entreprises, estimant que le retard dans l’exécution de la décision lui permet de continuer à en tirer des revenus.
Après avoir entendu les différentes parties, le président de la Cour, Francis Kova Zoumanigui, a décidé de renvoyer l’affaire au 14 avril 2026, date à laquelle le verdict est attendu.

