
Selon des informations recueillies auprès de sources locales, le drame s’est produit sur le site d’orpaillage connu sous le nom de Djökola, un lieu fréquenté quotidiennement par de nombreux habitants de la zone en quête d’or.
Les victimes participaient aux activités de lavage et de traitement du minerai lorsqu’une partie du puits s’est brutalement affaissée. L’éboulement qui a suivi les a ensevelies sous les décombres, provoquant une vive panique parmi les travailleurs présents sur les lieux.
Dans cette région de la Haute-Guinée, l’exploitation artisanale de l’or constitue l’un des principaux moyens de subsistance pour de nombreuses familles. Cette réalité explique la présence importante de femmes sur les sites d’orpaillage, malgré les risques élevés liés aux conditions d’exploitation souvent précaires.
Joint par téléphone, Amara Kanté, dont un membre de la famille figure parmi les victimes, affirme avoir entendu le bruit de l’effondrement alors qu’il se trouvait à proximité du site.
« J’étais assis dans un café près de la mine lorsque nous avons entendu un grand bruit. Nous avons aussitôt compris que les parois du puits venaient de céder », a-t-il confié.
Selon son témoignage, les victimes sont quatre femmes mariées et une jeune fille. Parmi elles figure sa belle-mère, Koumba Kanté.
« Après l’accident, nous avons passé toute la nuit à participer aux recherches pour retrouver les corps », a-t-il ajouté.
À la suite du drame, les habitants de la localité et des jeunes venus des villages environnants se sont mobilisés pour mener les opérations de fouille. Les recherches ont duré plusieurs heures avant que les cinq corps ne soient finalement extraits des décombres.
« L’accident est survenu dans l’après-midi et ce n’est qu’autour de 20 heures que les corps ont été retrouvés. Les jeunes de Balandougouba nous ont beaucoup aidés dans les recherches », a précisé Amara Kanté.
Après leur récupération, les dépouilles ont été transportées vers une structure sanitaire avant d’être remises aux familles pour leur inhumation, dans une atmosphère de profonde tristesse au sein de la communauté.
Ce drame survient moins d’un mois après un autre éboulement meurtrier survenu à Kondianakoura, également dans la préfecture de Mandiana, où dix femmes avaient perdu la vie dans des circonstances similaires.
La répétition de ces accidents remet une fois de plus en lumière la question de la sécurité sur les sites d’orpaillage artisanal, où les travailleurs exercent la plupart du temps sans équipements de protection ni encadrement suffisant.

