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CRIEF : le procès d’Aboubacar Makhissa Camara, à nouveau, renvoyé au 23 mars par la CRIEF

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Le procès d’Aboubacar Makhissa Camara, ancien directeur général des Impôts, a de nouveau été évoqué ce mercredi 4 mars 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), avant d’être renvoyé au 23 mars prochain.

Dès l’entame de l’audience, les échanges ont porté sur l’identification des biens attribués au prévenu, ainsi qu’à ses épouses et à ses enfants. Cette mesure, ordonnée par la Cour, vise à dresser un état exhaustif du patrimoine du mis en cause, dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.

Lors de la précédente audience, l’examen de cette question avait déjà été reporté. La Cour avait alors constaté que la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) n’avait pas achevé l’exécution de sa décision relative à la vérification des comptes bancaires ouverts au nom du prévenu, de ses épouses et de ses enfants dans les différentes banques primaires du pays. Plusieurs établissements financiers saisis à cet effet n’avaient pas encore transmis leurs réponses à la Banque centrale.

Par ailleurs, les conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia n’avaient pas, eux non plus, pleinement exécuté la décision de la CRIEF leur ordonnant d’identifier les biens immobiliers appartenant à Aboubacar Makhissa Camara et aux membres de sa famille.

Face à ces manquements, le ministère public avait sollicité un renvoi d’une semaine, afin de permettre aux différents acteurs concernés de se conformer aux réquisitions de la Cour.

À l’expiration de ce délai supplémentaire, la Cour a relevé que la Banque centrale ainsi que les conservateurs fonciers de Conakry ont répondu à sa demande. En revanche, ceux de Kindia n’ont toujours pas transmis les éléments attendus.

C’est en raison de cette réponse incomplète, que la chambre de jugement a décidé de renvoyer l’affaire au 23 mars 2026. L’objectif affiché est d’obtenir la totalité des informations relatives aux biens du prévenu, avant la poursuite des débats.

La Cour a indiqué que cette étape est déterminante pour la suite de la procédure, qui pourrait se poursuivre en l’absence du prévenu, une fois l’ensemble des éléments patrimoniaux réunis au dossier.

Pour rappel, l’ancien directeur général des Impôts est poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et corruption et est à date, considéré en fuite.

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