
Que l’on soit un piéton qui déambule ou qui traverse la rue, un marchand debout, qui vend, un étalagiste qui s’installe sur le terre-plein central, un mendiant qui fait des va et vient, demandant l’aumône ou un usager de passage, cette image est très suggestive. On en voit bien de pareille, ici et là, le long de nos rues. Mais, est-ce qu’on y attache un tant soit peu d’importance ? Est-ce qu’on y prête beaucoup d’attention, pour réfléchir à ce qui aurait pu arriver, si ça avait été un piéton anonyme ou nous-même qui s’était trouvé là, à la place de ce pylône. Voyez-le (ce pylône ou ce qu’il en reste), quoiqu’en béton armé, le choc qu’il a subi, l’a cassé, tordu, brisé en mille morceaux, laissant apparaître les fers, pliés, comme si c’était une armature pour construire un caniveau.

Posons-nous la question toute simple, et si ça avait été une personne ? Que lui serait-il arrivé ? Ce qui a cassé un poteau en béton armé, va forcément casser et même écraser les os d’une personne, aussi solide soit-elle.
Les spécialistes sont formels qui disent que l’impact est égal au carré de la vitesse. Les dégâts causés laissent supposer, en attendant de le confirmer, qu’il s’agit d’un choc d’une grande violence, dû à un camion qui roulait assez vite.
Toujours est-il que nous les piétons, nous sommes des usagers vulnérables. Alors, prenons garde. Nous ne gagnons rien dans un combat, entre la tonne d’acier d’un véhicule et nos dizaines de kilos, faits de chair et d’os. La rue est dangereuse pour nous. Evitons de la traverser n’importe comment ou d’y séjourner, sans prêter attention à ce qui nous entoure.
Prenons garde, surtout, de nous installer sur le terre-plein central, pour y faire du commerce, comme on le voit, un peu partout, le long de nos rues. Il y va de notre intérêt. Le malheur peut arriver de partout. Assurons notre sécurité, partout où nous nous trouvons, sur la route !

