
Il faut bien admettre que les alertes répétées des usagers de la route, conducteurs, citoyens ordinaires et autres observateurs, depuis le début des travaux de signalisation routière sur la nationale n°1, entre Coyah et Mamou, ont été, pour beaucoup, dans le déclenchement de cette opération de contrôle.
C’est dans ce cadre qu’une mission de l’agence guinéenne de la sécurité routière (AGUISER), conduite par son directeur général adjoint, M. Yéké Bérété, s’est rendue sur le terrain, pour vérifier les faits. Le constat est sans équivoque. Même Toto, le néophyte, ne s’y trompe pas et remarque aisément, les nombreux manquements qui sont très apparents sur la route et qui portent préjudice à la sécurité routière.
Et quand on pense que cette route est la plus importante du pays, en termes de fréquentation, et aussi, la plus accidentogène, l’on comprend bien que les autorités attachent du prix à y garantir, par tous les moyens, la sécurité du trafic.
C’est ainsi donc que la mission de l’AGUISER s’est rendue sur le terrain pour « Constater les travaux de signalisation horizontale et verticale réalisés et en cours sur le corridor ; Evaluer les anomalies ; Proposer des mesures correctives conformément aux normes standards, pour réduire le taux d’accident sur cette route nationale, densément fréquentée et formuler des recommandations, pour l’amélioration et la durabilité des ouvrages de signalisation.
La moisson rapportée est digne d’intérêt et mérite qu’on vous la présente en deux parties. La première va porter sur la signalisation verticale. Nous allons nous inspirer, pour cela, du rapport fourni par la mission, pour vous la présenter.
Le constat est assez pertinent et donne, en quelque sorte, raison aux observations faites par les citoyens.
Implantation des panneaux de signalisation
La mission n’a pas trouvé l’équipe de contrôle et de suivi en place. Elle a quand même constaté que les travaux d’implantation des panneaux sont réalisés de la sortie de Coyah (Pk 055), jusqu’à la sortie de Souguéta, au Pk185.
En général, elle s’est rendue compte que tous les panneaux implantés ne répondent pas aux normes en vigueur, notamment : le type de fondation (en béton) réalisé, ne respecte pas les normes (dimension réduite de la fondation, faible dosage du béton) ;
La plupart des panneaux ne sont pas implantés au bon endroit (les panneaux de virage, d’accès interdit, d’interdiction et de fin d’interdiction de dépassement, de priorité ponctuelle et de passage piétons).
La mission a aussi constaté, que tous les panneaux sont confectionnés localement avec des adhésifs inadéquats, puisque, peu rétroréfléchissants.
En plus, les distances entre certains panneaux d’annonce de passage piétons sont inférieures à la norme.
Une omission totale des panneaux d’indication (des entrées et sorties des agglomérations, des ralentisseurs, des ‘’Stop’’, de dangers (descentes dangereuses) de ‘’cédez le passage’’, malgré le nombre élevé d’intersections et de montagnes.
Près d’une centaine de panneaux, confectionnés localement, sont implantés, mais sont muets (pas de fond, ni de symbole, encore moins un revêtement rétro réfléchissant).
Ils sont aussi obstrués par les herbes.
Et pour finir d’énumérer cette longue liste de réserves, on relève un doublon de nouveaux et anciens panneaux de passage piéton, à la sortie de Kindia, (Pk135).
Certains anciens panneaux provisoires n’ont pas été retirés après la pose des nouveaux ;
L’absence de signalisation spécifique au niveau des ouvrages d’art ;
Les zones à risque (hauts remblais, cols, courbes) ne disposent d’aucune protection ;
Certains panneaux de priorité ponctuelle implantés, ne correspondent pas au type d’intersection existant. Pour toutes les intersections en T, ce sont des panneaux de priorité ponctuelle, en croix, qui ont été implantés.



