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Cocaïne saisie en mer : six condamnés rejugés en appel à Conakry

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Le procès en appel des six personnes condamnées dans l’affaire de l’arraisonnement d’un navire chargé de cocaïne s’est ouvert ce vendredi 27 février 2026 devant la Cour d’appel de Conakry. À la barre, Simon Délamou, de nationalité guinéenne, et cinq ressortissants sierra-léonais ont tous contesté les faits de détention, transport et trafic de stupéfiants, ainsi que de complicité, pour lesquels ils avaient été condamnés en première instance à cinq ans de réclusion criminelle. (Image d’archives)

L’affaire remonte au 27 juin 2022. Ce jour-là, des unités de la Gendarmerie maritime interceptent le navire Amer El Bear dans les eaux territoriales guinéennes. La fouille du bâtiment permet la découverte de 2 605,1 kilogrammes de cocaïne, répartis en 2 318 plaquettes. Les occupants du navire sont aussitôt interpellés.
Le groupe est composé de Simon Délamou et de cinq Sierra-Léonais : Alhassane Maria Conteh, Juma Barry, Jonathan Formah, Elhadj Bangoura et Vandy Kamara. Tous sont détenus à la maison centrale de Conakry depuis le 23 août 2022.

Le 20 mai 2024, le tribunal criminel de Kaloum les avait déclarés coupables, prononçant une peine de cinq ans de réclusion criminelle à l’encontre de chacun. La juridiction avait également ordonné la confiscation et la destruction des stupéfiants saisis, ainsi que celle des objets placés sous scellés. L’État guinéen, constitué partie civile, avait obtenu la vente aux enchères du navire Amer El Bear, dont le produit devait être reversé au Trésor public.

C’est cette décision que les accusés contestent devant la juridiction d’appel.
À l’audience, plusieurs prévenus ont nié toute implication. Juma Barry, présenté comme technicien à bord, a affirmé avoir été recruté pour assurer la maintenance du navire en cas de panne. Selon lui, il ignorait la présence de drogue et pensait participer à une activité de pêche. Vandy Kamara, mécanicien, a soutenu une version similaire, assurant n’avoir découvert l’existence des stupéfiants qu’au moment de l’interpellation.

De son côté, Jonathan Formah, pêcheur de profession, a expliqué avoir accepté l’offre d’embarquement après une longue période d’inactivité. Il affirme n’avoir procédé à aucune vérification et dit avoir appris la présence de la drogue lors de l’intervention des forces de sécurité.

Après l’audition des accusés, la Cour d’appel de Conakry a renvoyé l’affaire au 12 mars 2026, date prévue pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.

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