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CRIEF : Affaire Kallo de la BNIG, les débats clos, place aux réquisitions

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Après cinq ans de détention et une confrontation électrique entre l’ancien et l’actuel patron de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée (BNIG), la phase des débats s’est refermée ce mercredi 25 février 2026. Entre milliards évaporés dans la pêche et contrats de rénovation troubles, le dossier passe désormais aux réquisitions.

Un gouffre de 64 milliards de francs guinéens

Le clou de l’audience a été le face-à-face entre l’actuel DG, Moussa 2 Kamissoko, et le prévenu, Alpha Mohamed Kallo. Kamissoko a jeté un pavé dans la mare : 64 milliards GNF versés à 64 groupements dans le secteur de la pêche, sans aucune trace de justificatifs.

La défense de Kallo ? Le parapluie institutionnel. Selon lui, la BNIG n’était qu’une boîte aux lettres : « S’il y a un paiement, même de 500 000 GNF, il faut écrire à la BCRG. Tout était contrôlé par la Banque Centrale », a martelé l’ancien DG, déclinant toute responsabilité dans l’identification des bénéficiaires.

Le nébuleux réseau Afriland et EJICO

L’instruction a également fouillé les relations incestueuses présumées entre la banque publique et des entités privées :

 EJICO SARL : Un marché de rénovation dont Kallo attribue la paternité au Conseil d’administration.

 Afriland First Bank & Management : Deux contrats totalisant 1,1 million de dollars pour des études et de l’assistance technique.

 Djoliba Pêche : Un mécanisme tripartite complexe (Ministère de la Jeunesse – Afriland – BNIG) de 14 milliards GNF pour des barques, dont Kallo jure avoir freiné les ardeurs de paiement immédiat.

Une ligne de défense : « C’est pas moi, c’est le Conseil »

Tout au long de l’audience, Alpha Mohamed Kallo a maintenu la même stratégie : la collégialité. Qu’il s’agisse du serveur informatique (dont l’existence est niée par son successeur) ou des crédits agricoles de deux milliards accordés à Maurice Eugene Alecaut, l’ex-DG affirme n’avoir jamais agi seul. Il s’est même posé en « justicier » en rappelant avoir lancé un contentieux de 42 milliards GNF contre Afriland Management avant sa chute.

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