
Les débats, dirigés par le président du tribunal, le magistrat Aboubacar Thiam, ont été marqués par une décision d’ordre procédural. À la demande des conseils de la partie civile, et afin de garantir la protection ainsi que la dignité des victimes, la juridiction a ordonné la tenue des audiences à huis clos, compte tenu de la sensibilité des faits évoqués.
Au terme des échanges, l’examen du dossier a été renvoyé au 23 mars prochain pour permettre l’audition des témoins cités par le parquet.
Ancien officier de la gendarmerie et instructeur au camp militaire de Kaléah au moment des faits, le colonel Bienvenue Lamah comparaît pour plusieurs chefs d’accusation, notamment abus d’autorité, meurtres, assassinats, coups et blessures volontaires, actes de torture ainsi que violences sexuelles.

