
La Cour d’appel de Conakry a rendu, ce jeudi 19 février 2026, son verdict dans l’affaire opposant le ministère public à Judith Mondo Nwalipenta, citoyenne camerounaise poursuivie pour trafic international de cocaïne. La juridiction du second degré a revu partiellement la décision prononcée en première instance, ramenant la peine d’emprisonnement de sept à quatre ans de réclusion criminelle.
En revanche, sur le plan civil, la Cour a condamné l’accusée à verser à l’État guinéen une somme de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, couvrant l’ensemble des préjudices retenus.
D’après les faits consignés au dossier, Judith Mondo Nwalipenta avait été arrêtée le 19 juillet 2024 à l’Aéroport international Ahmed Sékou Touré, alors qu’elle s’apprêtait à embarquer pour la France. Lors des contrôles de routine, les agents des douanes ont découvert quatre kilogrammes de cocaïne dissimulés dans le double fond de sa valise.
La marchandise illicite avait été immédiatement saisie, et la suspecte placée sous mandat de dépôt.
En première instance, le Tribunal criminel de Mafanco l’avait reconnue coupable et condamnée à sept années de réclusion criminelle. Estimant la décision sévère et irrégulière, la prévenue avait fait appel.
À l’audience, l’Agent judiciaire de l’État, agissant pour la partie civile, avait sollicité une indemnisation de 50 millions de francs guinéens au profit du Trésor public.
Le ministère public, représenté par l’avocat général Ousmane Sankhon, avait pour sa part demandé la confirmation pure et simple de la peine initiale. Selon l’accusation, la mise en cause, venue en Guinée pour un séjour de trois mois, avait écourté ses vacances afin de regagner la France, pays où elle réside. Les douaniers auraient procédé à la découverte de la drogue après les formalités d’embarquement, et l’intéressée aurait reconnu les faits devant l’Office central anti-drogue.
Les avocats de la prévenue ont contesté la régularité des éléments de preuve produits au cours de la procédure, estimant qu’aucune preuve formelle ne permettait d’établir la culpabilité de leur cliente. Ils ont ainsi demandé son acquittement pur et simple.
Au terme des débats, la Cour d’appel a choisi de réformer partiellement le jugement entrepris. Si elle a maintenu la culpabilité de l’accusée, elle a néanmoins réduit la peine d’emprisonnement à quatre ans.
En revanche, la juridiction a revu à la hausse le montant des réparations civiles, fixant à 100 millions de francs guinéens la somme que Judith Mondo Nwalipenta devra verser à l’État guinéen.

