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Guerre en Ukraine : voici l’identité des neuf Guinéens engagés par la Russie

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L’onde de choc provoquée par le rapport d’enquête « Le Business du désespoir » du collectif All Eyes On Wagner continue de secouer l’opinion publique en Guinée. Selon ce document accablant publié en février 2026, au moins neuf de nos compatriotes ont été identifiés dans les rangs des forces russes sur le front ukrainien. Entre promesses de régularisation et réalités brutales des tranchées, Guinéenews fait le point sur l’identité et le sort de ces jeunes partis chercher fortune ou dignité.

L’enquête, qui s’appuie sur des données croisées du programme ukrainien « I Want to Live » et des registres militaires russes, révèle une réalité que beaucoup redoutaient : la jeunesse guinéenne n’est pas épargnée par le recrutement massif opéré par Moscou pour alimenter ses unités, désormais sous le contrôle de l’Africa Corps (ex-Wagner).

Trois décès confirmés : des familles dans le deuil

Sur les neuf noms recensés, trois ont officiellement perdu la vie sur le champ de bataille. Leurs corps, souvent restés sur le front ou enterrés anonymement, font l’objet de demandes de rapatriement de la part de leurs proches.

• Lamine Sidibé : Ancien étudiant, son décès a été acté après des mois de silence radio.

• Mamadou Saliou Diallo : Identifié comme l’un des premiers Guinéens tombés lors des offensives de l’été 2025.

• Abdoulaye Condé : Son identité a été confirmée par des sources hospitalières en zone occupée.

Des profils variés : étudiants et migrants en difficulté

Les six autres ressortissants guinéens figurant dans le rapport sont, à ce jour, considérés comme actifs ou portés disparus. Le rapport d’investigation souligne que la plupart de ces hommes, à l’image de Ibrahima Sory Camara ou Moussa Keita, n’avaient aucune formation militaire préalable.

Leurs parcours se ressemblent tragiquement : arrivés en Russie avec des visas d’étudiants ou de touristes, ils se sont retrouvés dans une impasse administrative. C’est dans cette vulnérabilité que les recruteurs interviennent, proposant des contrats assortis d’une solde attractive et, surtout, de la promesse d’obtenir la citoyenneté russe.

Une alerte pour les autorités guinéennes

Ce rapport met en lumière l’urgence pour la diplomatie guinéenne de se pencher sur le sort de sa diaspora en Europe de l’Est. Si la Guinée n’est pas le pays le plus touché numériquement (comparé au Mali ou à la Centrafrique), la présence de ces neuf noms témoigne d’une filière de recrutement qui s’étend désormais jusqu’à Conakry.

Les organisations de défense des droits de l’homme appellent le gouvernement à plus de transparence sur le nombre exact de Guinéens actuellement détenus dans les prisons russes ou envoyés au front sous la contrainte.

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