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Réformes économiques et chantiers publics : le gouvernement justifie la fusion entre Budget et Finances

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Le Porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a expliqué les raisons ayant conduit à la fusion du ministère de l’Économie et des Finances de Guinée et du ministère du Budget au sein du premier gouvernement de la Ve République. Une réforme qu’il a présentée comme une réponse directe aux lenteurs administratives qui freinent la réalisation des projets de bitumage et d’infrastructures à travers le pays, entre autres.

Selon le Porte-parole, les difficultés rencontrées par certaines entreprises en charge du bitumage des voiries urbaines ne relèvent pas uniquement de défaillances techniques. Il a reconnu que les retards de paiement de l’État constituent l’un des principaux facteurs de ralentissement des chantiers.

Dans le processus classique, a-t-il expliqué, les sociétés reçoivent d’abord une avance de démarrage d’environ 20 %, puis doivent attendre une évaluation des travaux réalisés avant le décaissement d’une nouvelle tranche. Or, cette évaluation et le circuit financier impliquant plusieurs administrations peuvent prolonger les délais de deux à six mois, mettant les entreprises en difficulté de trésorerie.

Face à ce constat, la fusion des départements en charge du Budget et des Finances vise, selon Ousmane Gaoual Diallo, à raccourcir la chaîne de décision. Désormais, l’autorité qui engage la dépense est aussi celle qui ordonne le paiement, ce qui permettra de réduire considérablement les délais administratifs.

« Si la même personne valide et ordonne, nous pouvons récupérer plusieurs mois perdus », a indiqué le ministre, tout en soulignant que cette réorganisation devrait avoir un impact positif sur l’avancement des chantiers publics et la crédibilité de l’État vis-à-vis de ses partenaires.

Tout en reconnaissant la part de responsabilité de l’administration, le porte-parole du gouvernement a rappelé que certaines sociétés adjudicataires présentent aussi des insuffisances techniques ou organisationnelles, notamment en matière d’équipements et de ressources humaines.

Cependant, il a insisté sur le fait que l’État doit également améliorer ses mécanismes de contrôle et de suivi afin d’éviter les blocages qui ralentissent l’exécution des projets.

Abordant les désagréments causés aux populations par les travaux urbains, le gouvernement a rappelé l’obligation contractuelle pour les entreprises d’arroser les zones de terrassement afin de limiter la poussière. Cette mesure, prévue dans les cahiers de charges, vise à protéger la santé publique et la salubrité des infrastructures.

Le porte-parole a ainsi appelé à un renforcement du contrôle étatique pour s’assurer du respect de ces normes, estimant que la réussite des chantiers dépend autant de la discipline des entreprises que de l’efficacité des réformes administratives engagées.

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