
Les activités sont fortement perturbées ce mardi 10 février 2026 à Kaloum, centre administratif et des affaires de la capitale guinéenne. En cause, les coups de feu entendus dans l’enceinte et aux abords de la Maison centrale de Conakry, située au quartier Coronthie.
Selon plusieurs témoignages concordants recueillis sur place, des tirs d’armes à feu ont retenti à l’intérieur et autour de la Maison centrale, où sont détenus plusieurs anciens dignitaires du pays, dont des condamnés dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009.
Ces événements ont provoqué une vive panique parmi les populations et les travailleurs.
Très rapidement, les forces de défense et de sécurité ont déployé un important dispositif dans les points stratégiques de la capitale. Le pont du 8-Novembre, principal accès à la presqu’île de Kaloum, les entrées du camp Samory Touré ainsi que les accès à la Maison centrale sont placés sous haute surveillance.
Des blindés ont été positionnés au niveau du pont 8-Novembre, empêchant tout véhicule d’entrer ou de sortir du centre-ville.Face à cette situation sécuritaire tendue. La capitale fonctionne au ralenti.
De nombreux travailleurs ont rebroussé chemin, tandis que des élèves ont été libérés par les responsables des écoles. La commune de Kaloum, habituellement animée, présente un visage inhabituellement calme.
À ce stade, les raisons exactes de ces tirs demeurent inconnues. Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les faits, ni sur l’existence d’éventuelles victimes. Cette absence d’informations alimente rumeurs et inquiétudes au sein de la population, chacun livrant sa propre version des événements.
Au moment de la publication de cette dépêche, le calme était revenu à Kaloum, tandis qu’aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités compétentes.

