
Entre reliefs verdoyants, chutes d’eau rafraîchissantes et une végétation luxuriante qui attire déjà des visiteurs, le site écologique du Voile de la Mariée se positionne comme l’un des futurs symboles du tourisme guinéen. En visite sur le chantier ce samedi 7 février, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a dressé un état des lieux des travaux tout en réaffirmant la volonté des autorités d’accélérer la transformation de Kindia en véritable vitrine touristique.
Selon le ministre, les progrès enregistrés depuis la reprise en main du projet sont significatifs. « Lorsque nous venions aux affaires, les travaux étaient aux alentours de 12 %. Aujourd’hui, certains lots dépassent les 82 % d’exécution, certifiés par la CGT », a-t-il déclaré, saluant les avancées tout en reconnaissant l’existence de segments encore en retard.
Accompagné de son Cabinet et du préfet de Kindia, il dit avoir effectué ce déplacement pour « poser un diagnostic précis », identifier les blocages et tirer les leçons nécessaires afin d’accélérer la livraison du site avant le lancement des activités commerciales.
Le Voile de la Mariée, présenté comme un projet écologique majeur, bénéficie d’un microclimat particulier et d’un paysage naturel déjà prisé par les visiteurs. Malgré l’inachèvement des infrastructures, des touristes continuent d’y camper, attirés par la piscine naturelle, la chute d’eau et la richesse végétale du lieu.
Pour Moussa Moïse Sylla, cet engouement spontané confirme le potentiel du site : « Nous avons un bijou entre les mains », a-t-il insisté, rappelant que le chef de l’État a donné des instructions fermes pour accélérer les travaux.
Au-delà de l’aspect infrastructurel, la visite ministérielle s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement touristique de la Guinée. La présence des participants au rallye Budapest-Bamako, qui rassemble près de 700 personnes sur son parcours, a servi de vitrine internationale.
Longtemps perçu comme un simple pays de transit, le territoire guinéen aspire désormais à devenir une destination à part entière. « La Guinée ne peut plus être seulement un point de passage », a indiqué le ministre, expliquant avoir rencontré les organisateurs et les équipages pour les convaincre de prolonger leur séjour lors des prochaines éditions.
L’ambition affichée est de transformer les atouts naturels, culturels et artisanaux du pays en véritables produits touristiques capables de séduire un public international. Entre traditions vivantes, diversité culturelle et savoir-faire artisanal, le gouvernement, par la voix du ministre Moussa Moïse Sylla, entend construire un récit national fort, inscrit dans une logique de « branding » territorial.
« Nous voulons faire de la Guinée une destination, un investissement », a-t-il affirmé, tout en évoquant la nécessité de valoriser l’ensemble des acteurs du secteur.
À Kindia, cette vision se traduit déjà par d’autres programmes en préparation, destinés à renforcer l’attractivité de la ville. Si les défis logistiques et techniques restent nombreux, les autorités misent sur la synergie entre infrastructures, promotion internationale et engagement local pour faire du Voile de la Mariée une carte postale emblématique du tourisme guinéen.
Alors que les chutes continuent de couler et que les premiers campeurs profitent déjà des lieux, le gouvernement espère que la prochaine étape sera celle de la consécration : voir les voyageurs du monde entier non plus traverser la Guinée, mais y rester, y découvrir et y revenir. Pour le ministre, ce jour-là marquera « l’un des moments les plus mémorables » de l’histoire touristique du pays.

