
La Cour d’appel de Conakry a rendu, ce vendredi 6 février 2026, sa décision dans le procès en appel d’Ahmed Sékou Touré, poursuivi pour des faits liés aux substances psychotropes à haut risque. La juridiction a partiellement infirmé le jugement du tribunal de première instance de Mafanco, réduisant la peine de l’accusé de cinq à trois ans de réclusion criminelle, tout en confirmant l’amende de 50 millions de francs guinéens. (Image d’archives)
En première instance, Ahmed Sékou Touré avait été reconnu coupable de détention de cocaïne et condamné à cinq ans d’emprisonnement. Placé en détention depuis le 7 novembre 2023, il avait décidé de faire appel de cette décision.
À la barre, le ministère public, représenté par l’avocat général Ousmane Sankhon, a soutenu la régularité du jugement initial.
Selon l’accusation, les faits remontent à novembre 2023, lorsque l’intéressé aurait été interpellé à Conakry à la suite du dépôt d’un colis contenant de la drogue dans une agence de voyage. L’employé de l’agence, après avoir constaté la nature illicite du colis, aurait alerté les autorités, conduisant à l’arrestation de l’accusé, puis à son transfert à la Direction de la police judiciaire. Le parquet a estimé qu’il s’agissait d’un cas de flagrant délit et a requis la confirmation de la peine de cinq ans.
La défense, assurée par Me Hamidou Barry, a rejeté cette version des faits, soutenant que son client n’avait jamais déposé de colis dans une agence de voyage. L’avocat a demandé l’annulation du jugement de première instance, plaidant l’acquittement ou, à défaut, l’application de circonstances atténuantes. Il a également fait valoir la durée de la détention déjà purgée par son client.
Après délibéré, la Cour d’appel a retenu la requalification des faits en tentative de trafic illicite de substances psychotropes à haut risque. Elle a condamné Ahmed Sékou Touré à trois ans de réclusion criminelle et maintenu l’amende de 50 millions de francs guinéens. Compte tenu du temps déjà passé en détention, l’accusé devrait encore purger environ huit mois de prison.

