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Incendie ravageur à Sangoyah : Ce qu’il faut savoir de ce sinistre (témoignages)

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Un violent incendie a ravagé plusieurs kiosques et lieux de travail, ce vendredi 6 février 2026, à Sangoyah-mosquée, près du génie militaire, dans la commune de Matoto. Le sinistre, déclaré aux environs de 7h48, a causé d’importants dégâts matériels, mais aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.
Selon les témoignages recueillis sur place, les flammes se sont rapidement propagées, détruisant plusieurs ateliers de menuiserie ainsi qu’au moins deux conteneurs de marchandises. Un immeuble R+1 a également été touché, sans dommages majeurs.
L’origine exacte de l’incendie n’est pas encore officiellement connue. Toutefois, le président de la délégation spéciale de Matoto pointe du doigt une possible imprudence humaine : « Il paraît qu’un citoyen avait allumé un feu, comme cela se fait parfois au village pour se réchauffer. Le feu s’est propagé et il n’a pas pu le maîtriser », a déclaré Moussa Diallo à la presse.
Une intervention rapide du génie militaire et des pompiers
Grâce à une intervention rapide et coordonnée, l’incendie a pu être maîtrisé. Le bataillon du génie militaire, appuyé par les sapeurs-pompiers de Topaz, a joué un rôle déterminant dans l’extinction des flammes. Le commandant du bataillon du génie militaire, Fama Kourouma, revient sur les circonstances de l’intervention :
« À 7h48, nous avons aperçu une flamme très intense. Informés par les citoyens et nos hommes de garde, nous avons immédiatement interrompu le rassemblement pour aller protéger la population. Nous sommes intervenus avec nos citernes à eau et avons sollicité l’appui des sapeurs-pompiers. Ensemble, nous avons pu maîtriser le feu. Dieu merci, il n’y a eu aucune perte en vie humaine, même si des biens matériels ont été détruits. »
Des victimes dévastées appellent à l’aide
 
Sur les lieux du drame, l’émotion est vive. Une des victimes, en larmes, témoigne avoir tout perdu dans l’incendie : « Mes marchandises, mon matériel de travail, une importante somme d’argent… tout est parti en fumée. Je préparais le mois de carême et la cérémonie de ma sœur. Je vis seule avec mes enfants, mon mari m’a abandonnée. Je paye la scolarité et le loyer. Aujourd’hui, je n’ai plus rien. J’en appelle à l’aide des autorités et des personnes de bonne volonté », a-t-elle confié, visiblement bouleversée.
Si les flammes sont désormais éteintes, les dégâts restent considérables et les sinistrés peinent encore à réaliser l’ampleur des pertes subies.
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