
Le paysage syndical guinéen connaît un nouveau tournant. Réuni en session hebdomadaire le mercredi 22 janvier 2026, le Bureau exécutif national de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) a annoncé son retrait de la Coordination générale du Mouvement syndical guinéen (MSG), invoquant de graves dysfonctionnements.
Dans une décision rendue publique, l’USTG dénonce l’absence persistante de textes juridiques encadrant la création, l’organisation et le fonctionnement de la Coordination, pourtant réclamés à plusieurs reprises. Selon la centrale, cette carence fragilise la légitimité de l’instance et favorise des pratiques contraires aux principes de bonne gouvernance syndicale.
La centrale syndicale fustige également l’admission unilatérale d’une nouvelle organisation, issue d’une dissidence, au sein du MSG, sans aucune concertation préalable avec les membres. Une démarche jugée contraire aux règles de concertation et de transparence.
Par ailleurs, l’USTG accuse le coordinateur du Mouvement syndical guinéen de multiplier les prises de décisions sans consultation, marginalisant ainsi certaines centrales et remettant en cause le fonctionnement collégial de la Coordination.
Dans un ton particulièrement ferme, le Bureau exécutif national évoque une « caporalisation pure et simple » de l’instance, estimant qu’elle serait désormais contrôlée par un cercle restreint, au détriment de la démocratie syndicale et de la défense collective des intérêts des travailleurs guinéens.
Face à cette situation, l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée annonce son retrait de la Coordination générale jusqu’à nouvel ordre. Elle précise toutefois que cette décision ne constitue pas une rupture avec le mouvement syndical national.
L’USTG réaffirme enfin son attachement aux relations traditionnelles de solidarité et de collaboration avec les autres centrales syndicales du pays, dans l’intérêt supérieur des travailleurs.

