
Un violent incendie a causé d’énormes dégâts matériels dans le district de Komou, sous-préfecture de Samoé, préfecture de N’Zérékoré, dans l’après-midi du mardi 03 février 2026. Le sinistre, survenu aux environs de 13 heures, a entièrement ravagé une concession familiale, laissant plusieurs personnes sans abri.
Selon les témoignages recueillis sur place, le feu s’est déclaré en l’absence des occupants. C’est le cinquième incendie enregistré dans cette même concession, en moins de quatre mois. Alerté, alors qu’il se trouvait en ville, Thierno Amadou Diallo, l’un des sinistrés, journaliste de profession, est arrivé sur les lieux pour découvrir l’ampleur des dégâts.
« J’étais en ville lorsqu’on m’a informé que le feu avait encore pris à la maison. À mon arrivée, les voisins étaient déjà là, mais malheureusement, tout le bâtiment et son contenu avaient été entièrement consumés. Rien n’a pu être sauvé », témoigne-t-il, visiblement éprouvé.
Ce drame est d’autant plus troublant qu’il s’agit du cinquième incendie enregistré dans cette même concession, en moins de quatre mois. Une récurrence inquiétante qui laisse les victimes sans explication rationnelle.
« C’est la cinquième fois que ce bâtiment prend feu. Pourtant, il n’est pas équipé d’installation électrique, ce qui exclut l’hypothèse d’un court-circuit. Le feu se déclare de manière inexpliquée, tantôt sous les lits, tantôt au milieu des chambres. Pour nous, il s’agit d’un fait mystique », explique Thierno Amadou Diallo.
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La maison touchée était un vaste bâtiment comprenant trois chambres avec toilettes internes, un grand salon, une salle à manger, une cuisine, un garage et deux magasins. Elle abritait une grande famille. Tous les biens, vêtements, meubles, effets personnels ont été entièrement réduits en cendres.

Aucune intervention des sapeurs-pompiers n’a été enregistrée au moment du drame. Les tentatives pour contenir les flammes ont été menées uniquement par des voisins et des personnes de bonne volonté, mais sans succès, face à la violence du feu.
Aujourd’hui, les victimes se retrouvent sans toit, contraintes de passer la nuit à la belle étoile.
« Nous lançons un appel pressant aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour nous aider à retrouver un toit et soulager notre souffrance », plaide le sinistré.
Ce nouvel incendie relance la question de la prise en charge des sinistrés et de la nécessité d’enquêtes approfondies, afin d’élucider les causes réelles de ces incendies à répétition, qui plongent une famille entière dans le désarroi.

