
C’est bien une première dans le genre, que notre pays enregistre, à travers cette activité. C’est dire que la modernisation des moyens de gestion et de contrôle de notre circulation routière, sont en nette évolution, nous mettant au même niveau, que les pays les plus modernes.
C’est ainsi que, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière, l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER) a lancé, dans la nuit du vendredi 30 janvier 2026, une opération spéciale de contrôle d’alcoolémie, sur plusieurs axes stratégiques de la capitale.
Cette opération, conduite sous l’autorité du Directeur général de l’AGUISER, en collaboration étroite avec la Police routière, s’inscrit dans la politique nationale de prévention des accidents de la circulation, notamment ceux liés à la conduite sous l’emprise de l’alcool.
Tout le monde le sait, que chez nous, bon nombre d’usagers consomment de l’alcool avant de conduire leur véhicule (auto ou moto). Les statistiques d’accident, annuelles, que délivre l’AGUISER en donnent largement la preuve. L’alcool et les stupéfiants sont une des principales causes d’accident, surtout mortels. Mais, pour l’attester formellement, lorsqu’on est en face d’un usager supposé être en état d’ébriété, il faut des éléments de preuve infaillibles. Pour le sanctionner, il faut prouver qu’il a atteint voire dépassé, le seuil toléré, à savoir, 0,5 g/l de sang. D’ici là, il fera tout pour affirmer qu’il n’a pas bu ou en tout cas, pas assez. Il peut même arriver qu’il vous jure de n’avoir jamais bu, de toute sa vie. L’alcootest reste l’élément qui va vous séparer, en tirant la conclusion finale. Il n’a qu’à souffler sur l’embout de l’appareil et la preuve apparaît, tout de suite. Ce sera, oui ou non !
Au cas où il s’abstient de souffler ou qu’il n’y ait pas d »alcootest, il faut immédiatement recourir à une prise de sang. Ce qui n’est pas réalisable sur le terrain. Pendant ce temps, le taux d’alcool ingéré est en train de s’estomper et d’ici qu’il ne soit au laboratoire pour subir le test, il ne sera plus punissable. L’alcootest reste donc un dispositif essentiel. Il est non seulemen fiable, mais il donne aussi un résultat immédiat. Il a beaucoup évolué, passant de l’apparei avec ballon, à l’éthylotest, puis à l’éthylomètre, aujourd’hui. L‘AGUISER dispose à présent de ce moyen de contrôle électronique, infaillible.
Pour mener à bien, cette opération de test de l’alcoolémie, des équipes conjointes ont été déployées sur des points névralgiques identifiés, en raison de leur forte fréquentation et de leur exposition aux comportements à risque. Des contrôles d’alcoolémie (alcootests) ont été systématiquement réalisés, auprès des conducteurs.
Au cours de cette opération, plusieurs automobilistes et motocyclistes, ont été testés positifs à l’alcool. Dans une approche à la fois préventive et pédagogique, des conseils et avertissements fermes et responsables leur ont été prodigués, notamment l’interdiction de reprendre le volant après consommation d’alcool. Cela, afin d’éviter des accidents graves ou mortels.


S’exprimant sur le terrain, Thierno Mamadou Barry, le Directeur général de l’AGUISER a rappelé que « l’objectif de ces contrôles n’est pas uniquement la sanction, mais surtout la protection des vies humaines. Boire et conduire met en danger non seulement le conducteur, mais aussi les passagers et l’ensemble des usagers de la route ».
De même, ajoutera-t-il, « l’AGUISER réaffirme sa détermination à multiplier les actions de terrain, en synergie avec les forces de sécurité routière (police et gendarmerie), afin de renforcer la discipline routière et d’instaurer une véritable culture de responsabilité au volant. »


Ces opérations de contrôle d’alcoolémie vont se poursuivre cette nuit. Il est prévu de les intensifier dans les semaines à venir et de les systématiser pendant les fêtes, avec des messages clairs à l’endroit des conducteurs :
-Ou tu conduis ou tu bois, à toi de choisir ! ;
-Acool au volant égale ambulance ou cimetière ;
-Zéro alcool au volant, pour des routes plus sûres, en République de Guinée !

