
L’Ambassade du Japon en République de Guinée a procédé à la signature officielle d’un projet de reconstruction de l’école primaire de Sikhourou Centre. Ce programme prévoit la réhabilitation des bâtiments scolaires existants, la rénovation des latrines ainsi que la construction d’un forage d’eau potable. Financé par le Gouvernement japonais et mis en œuvre par l’ONG ADREMGUUI, le projet vise à améliorer durablement les conditions d’apprentissage des enfants de la commune rurale de Sikhourou.
La cérémonie de signature s’est tenue ce mardi 20 janvier 2026 à la Résidence de l’Ambassadeur du Japon en Guinée, en présence des autorités locales, des responsables du secteur éducatif et des représentants de la communauté.
Signé à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’Ambassade du Japon en Guinée, ce micro-projet marque une étape décisive dans la relance de l’unique école primaire de Sikhourou Centre, dont les infrastructures se sont fortement dégradées au fil des années.
Prenant la parole, l’Ambassadeur du Japon en Guinée, M. Kato Ryuichi, s’est félicité de la concrétisation de ce projet, qui s’inscrit dans la politique japonaise de coopération fondée sur le concept de la sécurité humaine. Il a rappelé que, depuis la fin des années 1990, le Japon a contribué à la construction d’environ 1 200 salles de classe à travers la Guinée.
Soulignant le rôle central de l’éducation dans le développement durable, l’Ambassadeur a insisté sur l’importance de la scolarisation des filles. Il a également évoqué l’engagement du Japon dans les programmes de cantines scolaires, notamment en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), afin de renforcer la fréquentation et le maintien des élèves à l’école.
Créée au début des années 1960 grâce aux efforts conjugués des populations locales, l’école primaire de Sikhourou Centre constitue le principal établissement scolaire de la localité. Toutefois, depuis 2018, deux de ses trois bâtiments étaient devenus impraticables, réduisant considérablement les capacités d’accueil et exposant de nombreux enfants au risque de déscolarisation.
D’un montant estimé à 130 178 dollars américains, soit plus d’un milliard de francs guinéens, le projet permettra la construction de deux bâtiments modernes totalisant six salles de classe entièrement équipées, la rénovation de deux blocs de latrines comprenant trois cabines chacun, ainsi que la réalisation d’un forage mécanique garantissant l’accès à l’eau potable.
À terme, près de 300 élèves supplémentaires pourront être accueillis dans un environnement sécurisé, salubre et propice à l’apprentissage.
De son côté, Mohamed Lamine Diaby, Directeur exécutif de l’ONG ADREMGUUI, a souligné que ce projet intervient à un moment critique pour la scolarisation à Sikhourou. Il a mis en évidence l’impact négatif de la dégradation des infrastructures sur la déscolarisation, la surcharge des classes et la détérioration des conditions d’enseignement.
Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de son organisation à assurer une mise en œuvre rigoureuse du projet, dans le respect des délais et des normes en vigueur, tout en exprimant sa gratitude à l’Ambassade du Japon pour sa confiance et son soutien constant aux communautés rurales guinéennes.
Dans son intervention, le Président de la Délégation spéciale de Sikhourou, Sékou Walia Camara, a exprimé la profonde reconnaissance des populations locales à l’endroit de l’Ambassade du Japon et du peuple japonais. Il a souligné la portée symbolique et sociale de cette école, véritable héritage communautaire, et s’est engagé à veiller à la bonne gestion et à l’entretien durable des infrastructures.
« Grâce à la générosité de l’Ambassade du Japon, nos enfants pourront reprendre le chemin de l’école dans des conditions dignes », a-t-il déclaré, saluant également le rôle déterminant de l’ONG ADREMGUUI dans la mobilisation du financement. Il s’est engagé, au nom des populations de Sikhourou, à respecter l’ensemble des engagements liés à la mise en œuvre du projet et à assurer l’entretien des infrastructures et équipements afin de garantir leur durabilité.
Au-delà des infrastructures, ce projet redonne espoir à toute une communauté et illustre, une fois de plus, la solidité de la coopération guinéo-japonaise ainsi que l’impact concret des partenariats internationaux au service des populations à la base.

