
La phase complémentaire du procès des massacres du 28 septembre s’est poursuivie ce lundi 19 janvier 2026 devant le tribunal criminel de Dixinn. Au cœur des débats : l’exception de nullité soulevée par la défense de Georges Houlémou, Thomas Touaro et Jean-Louis Kpoghomou, visant l’ordonnance de renvoi qui les a conduits à la barre.
Pour soutenir cette exception, Me Paul Lazard Gbilimou a révélé avoir saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) d’une plainte visant deux figures de l’appareil judiciaire : Fallou Doumbouya, procureur général près la Cour d’appel de Conakry, et Morlaye Soumah, ancien juge d’instruction au tribunal de Dixinn.

Une bataille de procédure
La défense reproche au procureur général Fallou Doumbouya d’avoir délibérément fait obstacle à l’exécution d’un arrêt de la deuxième chambre de contrôle de l’instruction. Cet arrêt avait pourtant prononcé la nullité de la procédure et ordonné la remise en liberté immédiate des trois accusés. Selon Me Gbilimou, une première audience de mise en état s’est déjà tenue devant le CSM.
Le juge d’instruction dans le viseur
Le second volet de cette offensive vise Morlaye Soumah. En tant que signataire de l’ordonnance de renvoi aujourd’hui contestée, le juge est accusé de manquements professionnels. Sa convocation devant le CSM était programmée ce lundi. « Nous attendons désormais que la procédure soit en état d’être jugée », a précisé le conseil des trois accusés.
Le tribunal devra désormais trancher : la saisine de l’organe disciplinaire des magistrats pèsera-t-elle sur la validité de l’ordonnance de renvoi ? L’audience se poursuit.

