
Ce samedi 17 janvier 2026, sous le soleil de plomb du Stade Général Lansana Conté de Nongo, l’élu de la présidentielle du 28 décembre dernier, le Président Mamadi Doumbouya, a officiellement prêté serment, traçant les contours d’une gouvernance qu’il veut placer sous le signe de l’unité nationale et de la transformation économique radicale.
« On ne bâtit pas la prospérité sur la haine »
Face à une foule immense et aux délégations internationales, le Président a d’abord joué la carte de l’apaisement et de la gratitude. Saluant le calme qui a régné durant la campagne, il a martelé un message d’unité : « La division ne construit rien ».
Dans un appel vibrant à la concorde, il a invité chaque Guinéen à mettre ses talents au service de la patrie, rappelant que ce mandat appartient avant tout aux forces vives du pays.
Les femmes et la jeunesse : Moteurs du développement
Le discours a marqué un point d’honneur sur l’inclusion sociale. Le Président a été clair :
Pour les femmes : Elles sont la « force motrice » de l’économie. Mamadi Doumbouya a promis qu’aucun développement durable ne se ferait sans leur participation pleine et entière.
Pour la jeunesse : Refusant de voir son pays « compromettre son avenir », il a annoncé des investissements massifs dans l’éducation avec la construction d’écoles de référence.
« Simandou 2040 » : L’ambition d’une souveraineté économique
Le cœur technique et économique de son allocution a porté sur le méga-programme « Simandou 2040 ». L’objectif est audacieux : sortir de la simple extraction pour passer à la transformation locale.
« Nous avons fait un choix historique : transformer nos ressources naturelles en richesses humaines, nos minéraux en emplois, nos rails en opportunités », a-t-il salué.
Aux dires du Président de la République, ce programme ne se limite pas aux mines ; il vise à faire de la Guinée une « économie de destination », en renforçant le capital humain et en garantissant que les richesses du sous-sol profitent enfin à chaque foyer guinéen.
Une autorité forte et exemplaire
Sur le plan politique, Mamadi Doumbouya a promis une rupture avec les anciennes pratiques. Prônant une « nouvelle culture politique », il s’est engagé à bâtir des institutions solides basées sur la compétence et l’intégrité. « L’autorité sera forte parce qu’elle sera exemplaire », a-t-il affirmé, liant l’avenir de l’État à la justice sociale.
La Guinée entame aujourd’hui un nouveau chapitre, porté par la promesse de voir son immense potentiel se transformer, enfin, en prospérité partagée.

