
La seconde phase du procès historique du massacre du 28 septembre 2009 a repris ce 13 janvier devant le tribunal criminel. Après l’audition du colonel Bienvenu Lamah, trois nouveaux accusés ont comparu à la barre.
Il s’agit de Georges Olémou et Jean-Louis Kpoghomou, tous deux gendarmes, ainsi que Thomas Touaro, un militaire. Ils sont poursuivis pour des crimes graves, notamment complicité de viol, enlèvement, séquestration, torture, ainsi que pour des coups et blessures volontaires en lien avec les événements tragiques du 28 septembre 2009.
Dès l’ouverture de l’audience, la défense a soulevé une exception, demandant au tribunal de constater la nullité de sa saisine. Autrement dit, les avocats des accusés ont remis en question la légalité de la procédure ayant conduit leurs clients devant cette juridiction. Ils ont ainsi sollicité du tribunal qu’il déclare qu’il n’y a « pas lieu de statuer ».
Cette demande a été fermement contestée par la partie civile, qui a demandé le rejet de l’exception afin de permettre la poursuite normale des débats. Le ministère public a également exprimé son opposition, considérant que cette démarche était une manœuvre dilatoire visant à ralentir le déroulement du procès.
Après avoir entendu les arguments des différentes parties, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 19 janvier, date à laquelle seront reprises les répliques sur l’exception soulevée par la défense.

