
Le communiqué officiel du Parquet général rappelle que Claude Pivi avait été reconnu coupable de crimes contre l’humanité pour responsabilité de commandement liés aux violences survenues le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry.
Par jugement criminel n°019 du 31 juillet 2024 rendu par le Tribunal de première instance de Dixinn, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 25 ans, avec mandat d’arrêt à diffusion internationale. Quelques mois après, il s’est évadé. Interpellé au Liberia, il a été écroué à la maison centrale de Coyah.
Le Parquet général indique que le détenu souffrait de plusieurs pathologies chroniques, notamment un diabète, une hypertension artérielle ainsi qu’une maladie articulaire de type goutte, faisant l’objet d’un suivi médical régulier durant sa détention.
Toutefois, la non-observance de son traitement aurait conduit, le 4 janvier 2026, à une hypoglycémie sévère nécessitant son évacuation d’urgence à l’hôpital militaire du camp Almamy Samory Touré. Après deux jours de soins intensifs, Claude Pivi est décédé ce 6 janvier 2026, des suites d’un coma hypoglycémique, selon le médecin traitant.
Dans un souci de transparence et conformément aux exigences de la procédure judiciaire, le Parquet général a annoncé qu’une autopsie médico-légale a été ordonnée afin de déterminer les circonstances exactes et la cause du décès. Cette mesure fait suite à une réquisition émanant du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Coyah.
Les résultats de cette autopsie feront l’objet d’un communiqué ultérieur du Parquet général, précise encore le Parquet général.

