Dans un communiqué signé des avocats français du Front national pour la défense de la Constitution et publié ce mardi 26 avril 2022, les sieurs William Bourdon et Vincent Brengarth disent avoir appris par voie de presse et par un communiqué du CNRD la libération de l’ancien Alpha CONDE ainsi que la nomination du magistrat Sidy Souleymane Ndiaye. »Deux personnalités suspectées d’être impliquées dans la répression sanglante contre les militants pro démocratie opposés au troisième mandat », selon les conseils français du Front. Dans ledit communiqué, il est également fait mention que le FNDC a appris la nomination de Mohamed Lamine Simankan au poste de commandant de la Brigade de recherche et d’interpellation (BRI) ainsi que celle de Balla Ifono comme Chef de division d’appui opérationnel (DAO-DCPJ). « Or, selon le FNDC, ils avaient été démis de leurs fonctions après le 5 septembre 2021. Ils viennent d’être réhabilités hier 25 avril dans les fonctions qu’ils occupaient. Ils sont pourtant également soupçonnés d’avoir participé à la répression sous le régime de Monsieur Alpha Condé », rappelle le document. De l’avis des deux avocats français, ces décisions suscitent une incompréhension totale du FNDC et de ses Conseils. Et, inspirent en effet l’impression d’une réintégration d’anciens cadres du régime à l’inverse de la promesse de renouvellement affiché et ce, avant toute enquête judiciaire et au mépris du principe de précaution. « Ces décisions sont parfaitement insupportables pour les victimes qui s’estiment bafouées dans leurs droits », lit–on entre autres lignes.Ci-dessous, le passage qui interpelle le CNRD sur ses engagements de prise du pouvoir, non sans évaluer les conséquences de la mise en liberté : »Dans son premier discours, Monsieur Mamadi Doumbouya avait déclaré : « L’instrumentalisation des institutions républicaines, de la justice, le piétinement des droits des citoyens, l’irrespect des principes démocratiques […] ont amené l’armée guinéenne, à travers le Comité national du rassemblement et du développement, à prendre ses responsabilités. » Et la justice devait être la « boussole » de la transition. Les propos du colonel avaient suscité beaucoup d’espoir au sein de la population guinéenne, après plusieurs années de dérive autocratique.Force est cependant de constater que, plusieurs mois après les différents engagements du CNRD et de son Président visant à permettre à la Guinée de renouer enfin avec le chemin de la justice sociale et de lutter résolument contre l’impunité, la situation n’avance pas. Cette absence de réel changement surprend d’autant plus qu’un certain nombre d’acteurs de la société civile, dont le FNDC, sont disponibles pour favoriser et accélérer le processus des procès liés aux crimes de sang. Hormis l’information judiciaire ouverte par le parquet de la cour d’appel de Conakry en
