
La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement pris acte de la restauration de l’ordre constitutionnel en République de Guinée, marquant le terme du processus de transition initié en 2021.
Cette normalisation fait suite au scrutin présidentiel du 28 décembre 2025 et à l’investiture du nouveau chef de l’État le 17 janvier 2026.
Dans son communiqué final, l’organisation régionale invoque les protocoles communautaires régissant les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Elle rappelle les jalons posés lors des sommets extraordinaires de septembre 2021 et février 2023, ainsi que la session ordinaire de juillet 2023, qui ont jalonné le dialogue avec les autorités de Conakry.
La CEDEAO met en exergue l’aboutissement de la feuille de route de 24 mois, fruit du compromis d’octobre 2022 entre les experts de la Commission et les autorités guinéennes. Elle souligne que ce calendrier a été scrupuleusement honoré, avec pour pivots le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 et l’élection présidentielle du 28 décembre dernier. Le bon déroulement de ces consultations a été validé par les missions d’observation internationales, notamment celles de la CEDEAO et de l’Union africaine.
Sous l’impulsion du président en exercice de la Conférence, S.E.M. Julius Maada Bio, et après consultation de ses pairs, l’organisation a ordonné la levée immédiate de l’intégralité des sanctions pesant sur la République de Guinée et les acteurs de la transition. Cette décision consacre la réintégration pleine et entière du pays au sein des instances décisionnelles et des programmes d’intégration régionale.
La Conférence a tenu à féliciter le peuple guinéen pour sa maturité démocratique et a salué l’élection du président Mamady Doumbouya. Elle l’exhorte désormais à s’investir dans la consolidation de la cohésion sociale et la promotion d’une prospérité inclusive.
Tout en réitérant sa gratitude envers les Nations unies et les partenaires bilatéraux, la CEDEAO appelle les nouvelles autorités à pérenniser le dialogue national et à renforcer l’État de droit, notamment dans la perspective des prochaines élections législatives. L’organisation précise qu’elle demeurera attentive à l’évolution de la situation politique et sociale dans le pays.

