Week-end de Manif électorale, semaine de grève syndicale : où va la Guinée ?

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La Guinée vit un début d’année extrêmement difficile. Et pour cause ? La proclamation des résultats provisoires des élections locales du dimanche 4 février 2018 coïncide à la fin de l’ultimatum donné par le syndicaliste Aboubacar Soumah au gouvernement Youla pour déclencher une grève générale illimitée.

Quatre jours après le scrutin de dimanche, la Guinée est à la croisée des chemins et au cœur des crises. La grogne syndicale d’un côté et la fronde politique de l’autre.

Ce vendredi risque d’être une journée assez compliquée. A Conakry, par exemple, les citoyens retiennent leur souffle. L’opposition entend inhumer un des jeunes tués à la Carrière à Hamdallaye. Plusieurs familles ont acheté des provisions de peur des représailles. Sur la route Le Prince, il y s souvent des heurts entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants.

Or, dans la soirée, la CENI prévoit de publier les résultats provisoires du scrutin de dimanche. Le hic est que le principal parti d’opposition dit qu’il n’est pas prêt à cautionner le hold-up électoral. Ce qui laisserait présager un week-end très agité.

Et comme le malheur ne vient rarement seul, les guinéens risquent de connaître un début de semaine assez difficile. Puisque le syndicaliste Aboubacar Soumah menace de déclencher une grève générale illimitée à partir du 12 février 2018.

Compte tenu du climat politique qui prévaut actuellement en Guinée, il est temps que les hommes de situation se lèvent pour désamorcer la bombe. Dieu sait qu’il y a des hommes de situation, des stratèges efficaces, dans ce pays. Des hommes capables de dire la vérité et de poser des actes rassurants. En tout cas, rien n’est tard pour bien faire.

Que Dieu sauve la Guinée et les Guinéens.