Visite du président comorien à Conakry : ce qu’Azaly Assoumani a dit à Alpha Condé

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«Quand on a coupé avec la France, c’est la Guinée qui a accueilli nos étudiants. Et aujourd’hui, l’administration comorienne et les sociétés comptent plusieurs cadres formés en Guinée»

Le président de l’Union des Comores a effectue ce mardi 16 janvier 2018 une visite de travail et d’amitié à Conakry. Une première visite du président comorien Azali Assoumani en Guinée depuis qu’il est à la tête de son pays en 1999 et puis son élection en 2006.

Il est venu solliciter le soutien du président en exercice de l’Union Africaine pour l’organisation des Assises nationales de l’Union des Comores. Des Assises pour le moment reportées. A sa descente d’avion à l’aéroport international de Gbessia, il a été accueilli par le président Alpha Condé, entouré des présidents des institutions républicaines, des membres du gouvernement, ainsi que de nombreux représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée.

Ensuite, les deux chefs d’Etat ont eu un tête-à-tête au sortir duquel le président Azali Assoumani s’est félicité des relations bilatérales que nouent Moroni et Conakry depuis l’indépendance comorienne.

«C’est pour m’inviter à faire une visite officielle. Voilà le message qu’il a voulu me donner. Mais très sincèrement, ça aurait été une visite privée. Parce qu’aujourd’hui, Ce n’est pas une visite destinée à parler de nombreuses relations entre la Guinée et les Comores, les relations dont on a besoin de parler et de consolider. Parce que quand on a coupé avec la France, c’est la Guinée qui a accueilli nos étudiants. Et aujourd’hui, l’administration comorienne et les sociétés comptent plusieurs cadres formés en Guinée », a déclaré le président comorien.

Se réjouissant de la qualité des relations qu’entretiennent son pays avec la Guinée, l’hôte d’Alpha Condé a indiqué ce qui suit : « plus que des relations amicales, je dirais que nous entretenons des relations fraternelles et qui doivent être consolidées pour aller de l’avant dans l’intérêt non seulement des deux pays, mais aussi dans l’intérêt de l’Afrique. Parce qu’on a eu aussi la chance d’avoir ce monsieur comme président de l’Union Africaine. Donc, je suis venu spécialement pour parler de ce report et avoir toujours son accompagnement, parce qu’il a décidé de nous accompagner.»