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Violation des droits de l’homme en Guinée : le FNDC demande aux États-Unis des sanctions ciblées 

Dans son Rapport du 30 mars, le Bureau américain de la démocratie, des droits de l’homme et du travail a fait état de pratiques de la torture dans les centres de détention en Guinée. Le gouvernement américain accuse également Alpha Condé d’avoir changé la Constitution de 2010 afin de pouvoir se présenter pour un mandat de plus.

Ces accusations ont fait réagir le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui dit adhérer aux observations faites par les Américains : « La Coordination nationale du FNDC adhère aux conclusions du rapport du gouvernement américain sur la situation des droits de l’Homme en Guinée, rendues publiques ce 1er avril 2021. Le FNDC salue l’attachement des autorités américaines aux valeurs et principes universels de la démocratie et des droits de l’Homme dans ses relations avec la Guinée. Le FNDC note que ce rapport très objectif établi par le gouvernement américain, confirme à nouveau la position défendue par notre mouvement depuis sa création : le dictateur Alpha Condé a changé la constitution guinéenne dans le seul but de s’octroyer un troisième mandat. »

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Le FNDC souhaite que les États-Unis ne se limitent pas à la publication du rapport. Il veut que des sanctions soient engagées contre des responsables de ces violations des droits de l’homme : « Au regard de la gravité des violations flagrantes des droits de l’homme pour imposer un troisième mandat illégitime et illégal, telle que décrite dans ce rapport ainsi que dans ceux des nombreuses organisations de défenses des droits humains, il est nécessaire de sévir contre les auteurs et commanditaires de ces crimes crapuleux qui bénéficient d’une impunité totale en Guinée.  La Coordination nationale du FNDC recommande au gouvernement américain la prise de sanctions ciblées dont les interdictions de visas, les sanctions économiques et financières contre les responsables politiques, des membres des forces de défense et de sécurité, les auteurs, co-auteurs et complices de ces violations des droits de l’Homme en Guinée et de la confiscation de la démocratie.« 

La plateforme dirigée actuellement et uniquement par des acteurs de la société civile demande en fin aux citoyens de rester mobilisés pour la lutte contre la violation des principes démocratiques dont les conséquences sont ressenties dans leurs conditions de vie.

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