Vers la fin du mandat d’Alpha Condé à l’Union Africaine : Un bilan peu élogieux

04 décembre 2017 14:14:00
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Jusqu’à ce que la chaîne américaine CNN ne diffuse les atroces images de mauvais traitements infligés sur les Noirs sub-sahariens, tout allait plus ou moins bien, pour la présidence du président Alpha Condé, à l’Union Africaine.

La colère liée à la vente des Noirs comme esclaves en Libye

Le président guinéen n’avait en effet fait ni plus, ni moins que ses prédécesseurs.

Mais à un mois de la fin de son mandat, le 31 décembre 2017, sa présidence est ternie par ce documentaire montrant un traitement sauvage des Africains dans le monde arabe, particulièrement, en Libye.

Ce scandale devient un embarras et une humiliation infligée au président en exercice, mais aussi pour toute l’Union Africaine, et particulièrement ses dirigeants corrompus, et impuissants à défendre, le moindre intérêt de leurs nations.

En l’absence de leadership au sommet et dans le vide, nous voyons plutôt des artistes comme Alpha Blondy, les nouveaux médias (réseaux sociaux) procéder au partage de ces scènes épouvantables et révoltantes.

Le silence et le manque de leadership du président de l’Union Africaine irritent, les Noirs du monde entier.

Interrogé sur ces images, Alpha Condé dit d’abord, « ne pouvoir commenter, car étant en voyage et d’ajouter plus tard qu’il allait convoquer une réunion du comité exécutif de son organisme ».

M. Condé n’avait parlé ni d’isolement ou d’exclusion de la Libye, ni d’aucune possible sanction encore moins de crimes contre l’humanité. Aucune fermeté réelle affichée.

Surpris à son établissement préféré parisien, l’hôtel Raphaël, par une foule d’Africains et d’Antillais, tous révoltés par ces révélations, il s’est vite rendu compte de la gravité du problème. La foule qui avait encerclé le palace, scandait alors : « Alpha sors ! » Pour calmer le jeu, il a reçu immédiatement les représentants de cette foule en colère contre la barbarie dont subissent les Africains en Libye.

Le chef de l’État guinéen et tous ses pairs venaient une fois de plus de faillir à leurs devoirs de protéger leurs citoyens.

Petite victoire sur le cas de la Gambie, mais…

En ce qui concerne sa  présidence au sein de l’Union Africaine, d’une durée d’un an, l’échec s’annonçait déjà à grands pas, vu les proportions de la crise. Et pourtant, tout avait presque bien commencé pour lui, au début de son mandat, avec une bonne résolution du conflit en Gambie pour faire partir, le despote Yaya Jammeh.

Grâce à son conseiller Tibou Camara, beau-frère du président gambien et aux pressions du président Buhari du Nigeria, Yaya Jammeh avait accepté d’abandonner le pouvoir et prendre le chemin de l’exil en Guinée Équatoriale, Afrique Centrale.

Des erreurs de leadership…

Une fois ce conflit en Gambie résolu, le président Alpha Condé s’était mis dans une posture de médiateur international. À cet effet, il a proposé ses services de médiation dans la résolution de la récente crise entre l’Arabie Saoudite et le Koweït, au-delà de l’Afrique, alors que de nombreux  conflits, demeuraient non résolus (crise au Mali, en Centrafrique, menaces djihadistes, crise de l’endettement, mais aussi la crise migratoire, totalement ignorée).

C’est ainsi qu’il parcourut le monde, parlant au nom de l’Afrique.

De Paris à Washington en passant par Pékin, Berlin, Hambourg, il enchaîne des rencontres, dont les succès, sont encore à démontrer et pour le continent africain dans son ensemble et pour la Guinée.

Pour la présidence guinéenne de l’Union Africaine, les diplomates guinéens étaient très mal préparés, à l’accompagner.

Leur pays qui n’avait jamais accédé à cette présidence, depuis 1963 (avec la création de l’OUA – organisation de l’unité africaine), allait enfin assumer la présidence tournante que d’autres pays avaient assurés à 2 ou 3 reprises.

Après son élection donc à ce poste, de grandioses manifestations sont organisées pour accueillir en fanfare, au bercail celui qui avait occupé le poste qui avait échappé, même Ahmed Sékou Touré, le premier président guinéen. Ce dernier avait pourtant été membre – fondateur de l’organisation panafricaine et champion de la décolonisation en Afrique.

Avec Telly Diallo, comme, premier secrétaire général, la diplomatie guinéenne avait été très active et très efficace sur le terrain de la décolonisation.

Pour le président Alpha Condé, assumer la présidence d’une telle organisation, représentait la réalisation d’un rêve qui remontait à de nombreuses années. Était-il prêt à bien assumer la fonction avec ses diplomates ? Pas très sûr.

Au ministère des Affaires étrangères ainsi qu’au département de la coopération internationale, il n’y avait aucune stratégie élaborée, aucune feuille de route. Le gros du travail avait été laissé à l’ambassade, à Addis-Abeba et sans aucune coordination avec le département de tutelle pour faire profiter la Guinée au maximum, tout en assurant sa bonne image de marque.

Un exemple pour illustrer cela s’est produit durant la présidence allemande du G-20, à Hambourg cette année où le président Alpha Condé était invité, comme porte-voix de l’Afrique.

La chancelière allemande, Angela Merkel, avait dans son agenda  « Compact With Africa » de faire profiter, la jeunesse africaine de l’expérience de son pays, dans la formation professionnelle. Il revenait à chaque pays de monter des projets, choisir les lieux et autres modalités.

La Tunisie a courtisé le président guinéen, pour pousser le programme et s’est battue pour obtenir sa part de gâteau dans les 300 millions d’Euros. Le Sénégal et la Côte-d’Ivoire, ont, eux-aussi obtenu cette assistance pour la formation professionnelle de leurs jeunes.

Habituellement, un président en exercice, profite de son passage pour faire passer son agenda, les intérêts de l’Afrique, mais aussi ceux de son pays.

Un autre domaine où le président guinéen pouvait mieux faire, est la promotion de cadres de son pays, très peu représentés même à l’Union Africaine. Dans ce domaine aussi, on ne peut parler de progrès.

Quelques mois après le début de sa présidence à la tête de l’Union Africaine, le président limogea, son ministre des Affaires étrangères  Makalé Camara pour des raisons politiques, dit-on.

Au même moment, les États-Unis, annoncent la suspension de visas pour trois pays qu’ils considéraient, comme récalcitrants dans la reprise de leurs ressortissants, ayant commis des délits, sur leur sol.

Cela ne pouvait tomber aussi mal pour le top dirigeant de la grande institution africaine.

Cette décision américaine le laisse avec aucun pouvoir de négociation et prouve à quel degré d’estime et de considération, il est pris, comme le représentant de tout un continent.

Quelques jours après l’éclatement de la question d’esclavagiste en Libye, l’armée Zimbabwéenne dépose Robert Mugabe, qui a dirigé le Zimbabwe, depuis plus de 37 ans.

L’Union Africaine n’était pas très bien préparée. L’on se contente d’une déclaration, condamnant le coup en demandant le respect de la constitution.

Paul Kagamé, le successeur d’Alpha Condé, est-il un espoir pour l’Afrique ?

Dans une Afrique divisée en Anglophones et Francophones où les dirigeants francophones ont de la misère à se faire entendre, Alpha Condé ne pouvait échapper à la règle.

Déficient en anglais comme outil de travail de diplomates chevronnés, il était très limité, malgré toutes les connections qu’il a dans le monde.

Son successeur Paul Kagamé qu’il a souvent consulté durant son mandat, demeure le seul espoir de tout un continent.

Avant même de prendre le relais en janvier 2018, n’avait-il  pas supprimé les visas pour tous les Africains, n’avait il pas décidé d’accueillir 30.000 migrants de Libye ? N’avait-il pas proposé des réformes pour sortir l’Union Africaine de sa lourdeur bureaucratique ?

Nul ne semble mieux préparé que le président rwandais à assumer cette fonction. Il a fait les preuves au Rwanda et vient avec une stratégie et une vision.

Pour le président guinéen, l’histoire ne retiendra que le manque de leadership au sommet de son institution, à chaque fois que l’on pensera aux images de CNN en Libye.

  • Göngah

    Nul n’est prophète dans son pays !

  • Gill

    « Pour calmer le jeu, il a reçu immédiatement les représentants de cette foule en colère contre la barbarie dont subissent les Africains en Libye ». Wow ! Entre le « que » et le « dont » la langue de Molière subit en effet beaucoup d’agressions… MDR !

  • CONDÉ ABOU

    C’est un jugement inacceptable et injustifiable à mon sens. Avec tout le respect que je dois à l’éminent chroniqueur de Guineenews, Monsieur Mouctar Baldé, je ne peux m’empècher de dire que personnellement et en toute humilité, j’ai un avis complètement différent par rapport au bilan du Président Aloha Condé à la tête de l’Union Africaine, que je viens de lire dans ce papier.

    L’engagement politique et le leadership du Président de la Républqiue durant ce mandat au niveau de la plus haute instance continentale, ont été formidables !

    Autant je passe tout mon temps à être exigeant et très critique à l’egard des questions de gouvernance interne en Guinée, autant j’applaudis de bout en bout le passage du Président de la République à la tête de l’Union Africaine. Pourquoi ?

    (1)Sur la crise en Libye, quelle est la responsabilité particulière du Président Alpha Condé, par rapport à une situation de crise politique sans précédent que le monde entier n’a découvert que grâce au reportage de CNN et après l’implosion complète de ce pays ?

    Alpha Condé n’a aucune responsabilité particulière par rapport à ce que le monde entier a découvert en Libye. Il n’a ni une Police sur place, ni la responsabilité de ce qui se passe sur place dans un pays souverain et qui est sans Gouvernement depuis 2011. Personne en dehors des milices barbares et des pillards ne contrôle tout le territoire Libyen.

    Sinon, pourquoi, l’Union Européenne n’a-t-elle pas été capable d’empêcher les massacres innombrables de Srebrenica en 1995, et les violations massives des droits humains et les dizaines de milliers de tueries durant la sanglante guerre des années 90 en ex-Yougoslavie et dans l’ensemble des Balkans ?

    Le massacre de Srebrenica, ou génocide de Srebrenica, désigne l’assassinat de plus de 8.000 hommes et adolescents Bosniaques dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine au mois de Juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine.

    Les tueries ont été perpétrées par des unités de l’Armée de la République Serbe de Bosnie (VRS) sous le commandement du Général Ratko Mladić, appuyées par une unité paramilitaire de Serbie, les Scorpions, dans une ville déclarée « zone de sécurité » par l’Organisation des Nations unies (ONU).

    Cette dernière y maintenait pourtant, une force d’environ 400 Casques bleus Néerlandais, présents dans la région de Srebrenica au moment du massacre.
    En Juin 2017, les Pays-Bas furent d’ailleurs jugés responsable partiellement car ils ont fait le partage entre les hommes et les femmes, hommes qui ont été fusillés et femme libérées.
    Ces horreurs en Europe ont été suivies en 1995 par la planète entière. Qui l’eût cru possible en Europe ?

    (2)Presque tous les jours que je lis beaucoup de journaux Africains Anglophones et Francophones de l’Afrique Sub Saharienne (Sénégal, Côte D’Ivoire, Cameroun, Afrique du Sud, Nigeria, Zimbabwe, Ghana, Tchad, Congo Kinshasa et Congo Brazzaville, etc..) je m’aperçois que le discours panafricaniste du Président Alpha Condé est régulièrement applaudi contrairement à celui de nombreux parmi ses pairs. Les exemples ne manquent pas du tout dans la Presse Africaine et vous pouvez le vérifier.

    Les discours d’Alpha Condé devant les Occidentaux, les Nations Unies et devant l’Union Africaine, sur le Mali, sur le G5 Sahel, sur le développement du continent, le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine et probablement à la CEDEAO, ou sur la lutte contre le terrorisme international, tous les Africains l’ont applaudi partout, ou il est passé.

    Sur le sommet mondial sur le climat à Paris, comme à Boon et sur les tribunes des Nations Unies, ou sur la position de l’Union Africaine en ce qui concerne le choix fait par les Africains autour du dividende démographique (bien que je ne partage pas du tout la position officielle de l’Union Africaine), la question du genre et l’idée de mettre la question de la Jeunesse au centre des préoccupations des pouvoirs publics, il est impossible d’attaquer Alpha Condé sur la philosophie et les idéaux qu’il défend.

    Sur aucune tribune du monde, je n’ai appris par la Presse internationale, un désaveu de ses positions et de sa philosophie, qui ne sont pourtant pas du tout les miennes du point de vue idéologique.

    (3)La résolution de la crise politique majeure en Gambie. Même ses plus grands ennemis reconnaissent qu’il a sauvé Yayah Jammeh et la Gambie de l’enfer, en empêchant la solution militaire via l’entrée des troupes de la CEDEAO.

    Si cette solution n’avait pas été imposée par Alpha Condé, un déclenchement de l’intervention militaire de la CEDEAO aurait non seulement pris du temps avant de se dénouer, en plus, la Gambie aurait été plus ruinée que le Liberia et la Sierra Leone par l’entrée des troupes étrangères sur le sol Gambien.

    (4) Revenons sur le cas de Paul Kagame que l’on présente souvent comme le messie qui arrive à la tête de l’Union Africaine en Janvier 2018, si vous voulez que l’on parle un peu de son histoire récente.

    Dans quelles conditions Paul Kagame est arrivé au pouvoir en Juillet 1994 au Rwanda ? Qui a tiré le missile qui a fait tomber l’avion du Président Rwandais d’alors, le Général Habyarimana, ?
    Un tir qui a été à l’origine du génocide sans précédent en Afrique, et qui a entrainé le Rwanda dans la mort d’un million de ses compatriotes dont 800.000 de la minorité Tutsie dont est issue Paul Kagame lui-même.

    Dans la modification constitutionnelle qu’il a organisée en défiant tous ses soutiens internationaux qui ont financé la reconstruction du Rwanda, Paul Kagame a taillé la nouvelle pour lui permettre de rester au pouvoir jusqu’en 2034, c’est à dire pendant 40 ans depuis son accession au pouvoir en 1994.

    La modification Constitutionnelle de Paul Kagame n’a eu le soutien d’aucune démocratie occidentale. Elle avait été désavouée aussi bien par les USA, la Grande Bretagne, et les principaux donateurs qui sont en Scandinavie.

    Demandez à tous ceux qui suivent l’actualité au Rwanda, l’impact dévastateur des coupes bugétaires qui ont suivi sa décision de modification constitutionnelle. Les élections sont politiquement verrouillées au Rwanda.

    Résultat: Peut-on dire que Paul Kagame a le même crédit politique aujourd’hui auprès de la communauté internationale que celui qu’il avait au moment où il arrivait avec les troupes du Front Patriotique Rwandais (FPR) à Kigali ?

    (5) UNE VICTOIRE AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES AVEC UN SCORE SOVIÉTIQUE DE 98 POUR CENT EN AOÛT 2017 POUR UN MANDAT DE 7ANS RENOUVELABLE JUSQU’EN 2034 !

    Les élections présidentielles au Rwanda se sont déroulées le 4 Août 2017 dans un contexte de liberté d’expression ou d’ouverture de l’espace politique très limitée, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui, jour de la prestation de serment du président Paul Kagame pour un mandat de sept ans.

    Human Rights Watch a publié une chronologie des violations du droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion au Rwanda entre le référendum de Décembre 2015, qui a permis au président rwandais de briguer un troisième mandat, et les élections remportées par Kagame, avec un score annoncé de 98,79 pour cent des voix.

    La victoire écrasante de Kagame n’est pas une surprise dans un contexte où les Rwandais qui ont osé faire entendre leurs voix ou remettre en cause le statu quo ont été arrêtés, ont été victimes de disparition forcée ou ont été tués, où les médias indépendants sont muselés, et où l’intimidation a muselé les groupes agissant pour les droits civils ou la liberté d’expression, a indiqué Ida Sawyer, Directrice pour l’Afrique Centrale à Human Rights Watch.

    Mais les autorités Rwandaises n’ont pris aucun risque pour l’élection présidentielle, puisque la répression s’est poursuivie au cours des derniers mois malgré les faibles chances des candidats de l’opposition.

    (6)LE DISCOURS À NEW YORK DE PAUL KAGAME SUR LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE EN SEPTEMBRE 2017

    Le Président du Rwanda, Paul Kagame, a marqué son passage à la 72ème Assemblée Générale de l`ONU (Organisation des Nations Unies) en critiquant vertement le double discours des pays occidentaux sur la démocratie telle qu`ils la conçoivent.

    Réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d’un pays qu’il dirige d’une main de fer, Paul Kagame, 59 ans, s`est insurgé contre le « diktat » des pays occidentaux jugeant anormaux le score Soviétique de 98% qu`il a obtenu le 4 Août dernier au Rwanda.

    Pour Kagame, au Rwanda un tel score n’est pas surprenant même si les pays extérieur au continent africain le trouve anormal en le mesurant à l`aune de leur démocratie.

    « La démocratie occidentale, qu’est-ce que cela veut dire? », a lancé Paul Kagame, Mardi 19 septembre au Council for Foreign Relations, à New York, trouvant que la démocratie à l`occidentale n`est pas pour tout le monde.

    Le résultat des élections présidentielles aurait aussi bien pu être de 100 % a-t-il indiqué. L’Occident parle aussi beaucoup de liberté et donne des leçons sur ce sujet, mais le fait d’imposer aux gens la façon dont ils devraient vivre leur vie revient justement à nier la liberté des peuples, a-t-il poursuivi.

    (7) DE LA DISPARITION DE SES OPPOSANTS POLITIQUES ET DES OFFICIERS SUPÉRIEURS DE L’ARMEE RWANDAISE ? QU’EN DIT PAUL KAGAME ?

    Le Président Rwandais a rejetté les accusations de meurtre politique et bâillonnage de médias. Il a dénoncé le double langage de ses amis Européens et Américains qui lui ont demandé, au nom de « l`alternance démocratique » de laisser le pouvoir et de céder la place à quelqu`un d`autre.

    Depuis quelques mois, les relations entre le Rwanda et les États-Unis ne sont plus au beau fixe. Et selon la presse internationale, ce n’est pas le Communiqué rendu public, le 4 Juin, par le Département d’État qui rapprochera les deux parties.

    Washington s’est dit en effet « vivement inquiet des arrestations et de la disparition de dizaines de citoyens rwandais » et d’Informations crédibles » faisant état de menaces à l’encontre de journalistes.

    Selon la Presse internationale, « les États-Unis appellent le Gouvernement Rwandais à s’expliquer sur le sort des personnes arrêtées au cours des deux derniers mois et actuellement en détention, et à respecter les droits de ces personnes qui sont garantis par la loi rwandaise et la législation internationale sur les droits de l’homme », aurait déclaré Marie Harf, une porte-parole du Département d’État.

    « Nous appelons également le Rwanda à pleinement respecter la liberté d’expression, en particulier celle des journalistes afin qu’ils puissent enquêter, écrire et lancer des débats sur les sujets d’intérêt public », a poursuivi Marie Harf.

    D’où viennent les immenses minerais d’or, de nickel, de cuivre, ou les diamants et autres minerais rares qui s’achètent librement auprès des grands comptoirs qui ont ouvert à Kigali et dans les autres villes du Rwanda ?

    Qui ne sait pas les accusations maintes fois portées par les autorités de la République du Congo contre le pillage systématique de toutes les régions limitrophes du Rwanda et de l’Ouganda ?

    Pourquoi la guerre ne finit jamais dans l’Est du Congo et qui arment et entraine les milices dans les régions du Nord et Sud Kivu depuis l’arrivée des Kabila au pouvoir en 1997 au Congo Kinshasa ?

    Si l’Afrique doit compter sur le messie Paul Kagame, pour qu’elle se développe, c’est qu’elle n’est pas du tout sauvée et elle attendra des siècles avant de parler d’alternance politique ou de société démocratique.

    Paul Kagame, un guérillero dont le parcours est sur la place publique et qui devient le modèle du continent ? Il faudrait bien applaudir pour l’Afrique.

    CONCLUSION:

    Même si Alpha Condé n’est pas bon ou n’a pas eu de bilan élogieux à la tête de l’Union Africaine, les Guinéens devraient faire bloc derrière lui, pour qu’un autre Guinéen puisse être choisi dans les prochaines années par l’Organisation continentale.

    Il importe peu de savoir si nous avons des points de divergences avec lui. C’est la première fois que la Guinée est arrivée à ce niveau, il faut le soutenir aveuglement pour son passage à la tête de l’Union Africaine, sinon nous serons la risée du continent et personne ne nous fera confiance à l’avenir.

    Quant aux problèmes internes de la Guinée, ils n’ont absolument rien à voir avec le bilan très flatteur du Président Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine.

    Bonne soirée chez vous et grand merci pour la courtoisie de Guineenews.

  • Peter Kappenberger

    A propos de « … Un bilan peu élogieux »
    Déplorable article, superficiel et mal informé. Malheureusement son effet dépasse énormément la vision de l’auteur et endommage la Guinée dans ce passage délicat de sa croissance.
    Je ne m’occupe pas de politique, mais j’ai à cœur le bon développement de notre pays. Enfant, ma mère me répétait souvent ta liberté finit là ou la liberté du prochain commence, elle avait raison. C’est le respect du prochain que mes parents m’ont inculqué, et l’humilité.
    C’est l’espace de liberté individuelle. Bien différent en est avec la liberté de presse, étant donné depuis que les journaux existent, que la presse est reconnue comme le quatrième pouvoir. La liberté de presse concerne directement la responsabilité sociale, le pays entier.
    Faire de la spéculation politique sur la presse est abominable, on peut avoir une opinion différente, mais les faits sont une chose, et l’opinion en est une autre. Le vrai journaliste les sépare et maintient une attitude correcte et de fair-play même en exprimant ses opinions. Totalement raté en ce cas.
    Les conséquences de cette attitude sont graves. On est dans l’ère de internet, on et inondé d’informations et surtout d’opinions et personne n’a plus le temps de réfléchir. L’inondation d’informations, désinformations, opinions et slogans porte au chaos.
    Le quatrième pouvoir en est le majeur responsable, de ce chaos. Voyez la Brexit, voyez Donald Trump. L’Occident est riche et peut s’en sortir. Pour la Guinée ce serait une catastrophe.
    Remerciez plutôt le Professeur Alpha Condé, car il a sorti la Guinée du trou noir en peu d’années, et on est aujourd’hui au point critique du démarrage de la croissance. Des coups bas comme cet article sont irresponsables, dangereux pour tous, vous, et surtout nos fils.
    Signé : Peter Kappenberger