UFR: feu Cécé Célestin Balamou présenté comme l’homme qui a sauvé par trois fois la vie à Sidya Touré

05 décembre 2017 12:12:52
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Les responsables de l’Union des forces républicaines (UFR) ont tenu leur assemblée hebdomadaire le weekend dernier au siège de leur parti à Matam. La réunion s’articulait autour de trois principaux points, notamment les informations générales, le processus électoral et les divers.

Dans le sillage des informations générales, le président de séance a annoncé que le président Sidya Touré a passé la nuit du Maouloud dans son village natal de Kolon, dans la préfecture de Boffa. Et que lui-même, il est de retour de la Guinée Forestière où il était en mission du parti pour accompagner la dépouille du député Cécé Célestin Balamou, un ancien colonel de la gendarmerie décédé l’autre semaine à Conakry.

« Là, nous avons été très grandis. Parce que la secrétaire fédérale de notre parti à Yomou est une sœur du défunt. Donc, en votre nom, et au nom du président Sidya Touré, j’ai rendu hommage au défunt en insistant sur le fait qu’il a été à trois reprises l’acteur principal qui a sauvé la vie à notre président », a-t-il rendu compte à ses mandants.

Sur la chronologie des faits, le député Bakary Goyo Zoumanigui a tout d’abord rappelé que le premier acte de sauvetage de Sidya Touré est survenu en 2001, à Kankan lors de la campagne contre le référendum.

« Lorsque l’armée a interdit à la délégation de l’opposition de rentrer à Kankan, c’est le colonel Cécé, comme il connaissait notre président, c’est lui qui s’est accroché à lui et lui a dit : ‘‘Monsieur le Premier ministre, il faut retourner. Nous avons dans nos rangs des gens qui veulent faire du mal’’. Et ces gens en question, ce sont des anciens éléments des factions rebelles du Libéria que l’Armée guinéenne a recrutés dans ses rangs à l’époque. Et c’est ainsi que les leaders de l’opposition ont échappé à un massacre qui pouvait avoir lieu », a indiqué le vice-président de l’UFR.

Poursuivant, l’orateur a rappelé que la deuxième fois, « c’était le 28 septembre 2009, lorsque les leaders ont été matraqués au stade, malmenés par les hommes de Dadis, c’est la gendarmerie qui les a reçus à l’état-major. Et c’est le colonel Cécé qui est sorti pour bloquer les éléments qui voulaient coûte que coûte éliminer les leaders de l’opposition », a-t-il continué d’égrener avant de conclure : « Et la troisième fois, il nous a sauvés, parce qu’il a rejoint notre groupe parlementaire qui n’aurait pas pu exister s’il n’était pas venu compléter le nombre ».

Officier supérieur de la gendarmerie nationale à la retraite, le défunt colonel Cécé Célestin Balamou était le député suppléant de feu Jean Marie Doré qu’il a relevé au Parlement après le décès de celui-ci.