Télimélé : Le mot d’ordre de grève des enseignants, largement suivi

12 février 2018 17:17:42
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A l’appel du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par Aboubacar Soumah, le mot d’ordre de grève a été largemenr suivi ce lundi 12 février par la quasi totalité des établissements scolaires publics et privés de la préfecture.

De Santou à Sinta en passant par Sarékaly, la commune urbaine et Gougoudjé, l’atmosphère est la même : les salles de classe étaient quasiment vides par absence d’enseignants.

Seuls quelques encadreurs étaient perceptibles sur les lieux pour assurer le service minimum et le peu d’élèves présents sont vite rentrés à domicile pour vaquer à autres choses.

Au centre-ville par exemple, comme au lycée central, aux collèges Kolly, Dara, Alik, Fanta…les enseigants ont brillé par leur absence et la circulation était morose.

Les parents d’élèves, eux, ont jugé utile de garder leurs enfants à la maison pour éviter l’enlisement de la situation.

Interrogé sur cette nouvelle crise au sein du système éducatif guinéen, un parent d’élève qui a requis l’anonymat s’est exprimé en ces termes : « Ce n’est pas de notre volonté de voir nos enfants à domicile alors qu’ils devaient être en ce moment en classe ; nous craignons pour leur sécurité. J’ai pitié de l’enseignant guinéen surtout celui de l’élémentaire qui a tous les indices d’une mauvaise rémunération. »

Notre interlocuteur visiblement déçu renchérit: « Ça fait des années, je vois certains enseignants avec les mêmes complets, les mêmes chaussures, incapables de se trouver un bâtiment petit soit-il ; ils sont obligés de faire certains métiers qui ne sont pas de nature à honorer la profession pourtant noble, ou parfois même, criblés de dettes…»

En attendant la décrispation de cette nouvelle grogne des enseignants, certains élèves candidats au bepc et au bac unique s’activent pour s’organiser en groupe de révision pour éviter le fiasco en fin d’année.

Reste à savoir à quand le système éducatif guinéen pourra renouer avec l’accalmie pour le bonheur de notre chère nation, la Guinée, se questionnent les observateurs.