Société : voir le CAAF de N’Zérékoré et éprouver de la commisération pour lui

10 août 2017 13:13:07
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Le Centre d’Appui à l’Autopromotion Féminine (CAAF) de N’Zérékoré se porte mal. Seulement 4 des 9 sections sont opérationnelles faute d’un environnement approprié et d’un manque criard d’équipements. C’est du moins, le constat fait par la Rédaction locale de Guinéenews.

Situé à proximité de la Maison régionale de la jeunesse et de la culture, le Centre d’Appui à l’Autopromotion Féminine de N’Zérékoré  à l’instar des autres CAAF du pays, vise à aider les filles et femmes dans leurs efforts de promotion économique et sociale. Autrement dit, les appuyer dans le cadre de leur autonomisation.

Aujourd’hui, ce centre se trouve dans un état de délabrement poussé. Dans la cour, le visiteur est frappé par la vétusté des bâtiments avec des portes et fenêtres qui ne se ferment pas et des herbes qui poussent sur les toits comme des champignons.

Aussi, le centre est confronté à un problème d’équipements, ce qui rend le travail difficile pour les apprenants.

«Les enfants ont le courage et la volonté de travailler mais franchement on n’a pas d’équipements et les enfants n’ont pas de moyens. Parfois, je suis obligée de venir au secours en mettant la main à la poche pour acheter certaines choses. Et cela ne peut pas être continuel.  De Kissidougou à Yomou, il n’y a que ce centre qui est dédié à la formation des filles », a expliqué madame Koumba Christine Léno, Responsable de la section coiffure.

Koïkoï Koïvogui, responsable de la section couture dame et homme renchérit en ces termes : «au niveau de ma section, j’ai 12 personnes mais on ne peut pas travailler parce qu’il n’y a pas d’équipements. On n’a ni machines ni matériels de travail.»

Par manque de soutien, certaines filles ont préféré quitter le centre, comme l’a témoigné madame Koumba Christine Léno.

« J’ai plus de 120 filles au niveau de ma section, mais honnêtement au moment où je vous parle, il n’y a même pas 30 filles. Elles sont toutes parties. Le temps est dur et il n’y a rien ici. Donc, elles sont parties chercher ce qu’elles doivent manger parce qu’il y en a qui sont orphelines et d’autres des victimes d’Ebola. Actuellement, nous avons des difficultés par rapport à l’apprentissage des enfants. Comment les apprendre alors qu’elles n’ont même pas à manger », s’est-elle interrogée.

Face à cette situation, les responsables du CAAF de N’Zérékoré demandent de l’aide au gouvernement guinéen et à ses partenaires.

« Je demande au gouvernement et aux partenaires de nous assister. Ils doivent venir s’enquérir de nos réalités. C’est ce qui leur permettra de comprendre nos problèmes afin de nous apporter l’assistance qu’il faut », a plaidé Koïkoï Koïvogui, la Rresponsable de la section couture dame et homme.

Facely Konaté