Site icon Guinéenews©

Session ordinaire de l’INIDH : l’institution décline ses perspectives

A l’occasion de l’ouverture de la première session ordinaire de l’assemblée plénière de l’Institution nationale indépendante des droits de l’hommes (INIDH), ce mardi 4 juin au palais du peuple à Conakry, le président de ladite institution, Alia Diaby, a annoncé la création d’une clinique juridique en vue de faire face au traitement des plaintes liées à la violation des droits de l’homme.

En effet, durant cette session, il sera question pour les commissaires : d’adopter le plan d’action du 2ème semestre de l’année 2018 ; faire les auditions sans débat du représentant du HCDH, du ministre d’Etat, ministre de la Justice et du ministre de l’Unité nationale et la Citoyenneté sur des questions importantes et d’actualité des droits humains ; examiner et valider le design du site web de l’institution ainsi que le design de la cocarde de commissaire ; examiner et adopter le rapport annuel 2017 de l’INIDH (premier du genre). Un document qui, selon Alia Diaby, est impatiemment attendu par le réseau des INIDH de la CEDEAO.

« La publication de ce rapport sera le premier moment pour objectivement apprécier votre indépendance », a lancé aux Commissaires le président de l’INIDH avant d’en appeler « au sens de responsabilité et de droits de l’homme durant les travaux ».

En termes de perspectives, il a annoncé que l’INIDH envisage la création d’une clinique juridique en son sein en vue de faire face au traitement de nombreuses plaintes et allégations de violation des droits de l’homme ; la création des fonds d’aide judiciaires pour les victimes de violations de droits humains en particulier les femmes et les enfants ; l’institution de la palme nationale des droits de l’homme pour récompenser chaque année la ou les personnes qui se distinguent particulièrement dans la promotion et la protection des droits de l’homme ; l’établissement du rapport consolidé pour les années 2015 et 2016 ; la réforme de l’institution pour son alignement aux standards définis par les principes de paris.

Des mesures qui, selon le président de l’INIDH, visent à permettre de postuler pour l’accréditation auprès du Comité international de coordination et son sous-comité des accréditations à Genève.

Faut-il rappeler, l’INIDH est l’autorité constitutionnelle indépendante compétente en matière de promotion et de protection des droits humains. Elle veille au respect des droits fondamentaux par ses avis, recommandations, interpellations, auditions, monitoring, reporting, enquêtes, déclarations et rapports. Elle conseille et assiste le gouvernement et le parlement pour une gouvernance conforme au respect de la dignité humain, les idéaux de paix et les objectifs du développement durable. L’INIDH conçoit et traite les plaintes individuelles pour faire cesser les violations des droits humains.

 

Quitter la version mobile