Santé: plusieurs structures sanitaires équipées par l’Etat

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Plusieurs structures sanitaires du pays, des hôpitaux régionaux aux postes de santé, viennent de bénéficier des équipements médicaux. Le Dr Abdourahamane Diallo, ministre de la Santé et de l’hygiène, a procédé au lancement de la distribution de ces équipements le dimanche 7 janvier à Manéah (Coyah), à l’entrepôt de la pharmacie centrale de Guinée.

Ce sont des kits composés de mobiliers général, médical et des équipements techniques parmi lesquels on peut citer, entre autres, des lits d’hospitalisation, des défibrillateurs, des aspirateurs chirurgicaux à pédale, des aspirateurs électriques, des chariots brancards pour un coût global de 59 milliards GNF financés par le budget national.

«Cette distribution d’équipements médicaux vers les structures sanitaires est une grande première. A la suite de l’épidémie à virus Ebola, le président Alpha Condé a donné des instructions très claires au département de la Santé à savoir, relancer le système de santé, améliorer l’accès et la qualité des soins. Pour nous, cela passe par une infrastructure adaptée, un niveau d’équipement adéquat et un personnel qualifié. […] C’est avec le budget de développement de l’Etat guinéen que nous avons fait cette acquisition. C’est pour la première fois qu’une telle quantité en équipements est acquise en une seule fois et va être distribuée aux structures sanitaires», a expliqué le ministre Abdourahamane Diallo.

Pour le Dr Sékou Condé, Directeur des établissements sanitaires, ces équipements visent à améliorer le système sanitaire du pays. « Avec ces équipements, nous osons espérer que la qualité des soins va s’améliorer et que les conditions de travail vont aussi être les meilleures. C’est de cette façon qu’on pourra impacter facilement un certain nombre d’indicateurs, c’est-à-dire éviter les infections, les complications, réduire le taux de mortalité. »

Parlant des critères de choix des structures devant bénéficier de ces équipements, le Dr Condé précise : « pour identifier les structures bénéficiaires, nous avons utilisé une logique globale. Vous savez que dans le secteur de la santé, il y a plusieurs intervenants. Il y a les partenaires techniques et financiers, et il y a l’Etat. Chaque partenaire a dans son volet la fourniture d’un certain nombre d’équipements. Donc toutes les zones qui vont bénéficier d’équipements ont été exclues. C’est comme la zone de l’Union Européenne qui est en Guinée forestière et une partie de la Moyenne Guinée qui est occupée par la Banque mondiale. Toutes les autres zones qui n’ont pas d’appui technique, vont être les bénéficiaires. Ce sera dans la région de Boké, Kindia, Faranah, de Kankan et de Labé majoritairement. Les besoins sont énormes et la quantité qui est là ne peut pas couvrir toutes les structures. Donc, nous avons procédé à un ciblage par préfecture et on a demandé à chaque Direction préfectorale de la santé (DPS) d’identifier deux centres de santé prioritaires qui vont être bénéficiaires. Au-delà des zones d’exclusion, tous les hôpitaux préfectoraux vont avoir un kit général constitué de mobilier général, de mobilier médical, mais surtout des petits équipements pour les interventions chirurgicales. Au niveau de chaque chef lieu de région, il a été retenu de doter l’hôpital régional plus quatre centres de santé et huit postes de santé. Au niveau de chaque DPS, l’hôpital préfectoral, deux centres de santé et quatre postes de santé. »

En Guinée, il est fréquent que des équipements destinés à des services publics n’y arrivent pas. Mais le ministre de la Santé est ferme là-dessus : « Il est important pour nous de nous assurer que cet équipement qui est déployé vers les structures de santé y reste et qu’il soit maintenu et entretenu comme il le faut, qu’il soit utilisé à bon escient. Voilà pourquoi à chaque distribution je dis que les équipements qui se découvriraient des jambes, je vais les couper. Si un équipement est envoyé vers une structure sanitaire et qu’une mission de supervision qui s’y rende ne se trouve pas cet équipement c’est zéro tolérance. La rigueur de la loi s’appliquera sur le site où on ne trouverait pas cet équipement

  • CONDÉ ABOU

    C’est une excellente nouvelle pour le pays et sincères félicitations à S.E. Mr. le Ministre de la Santé Publique pour ce résultat très positif. Bravo !

    Prions Dieu pour qu’Il vous assiste dans ce beau projet de renforcement des nouvelles capacités techniques installées au niveau des structures sanitaires du pays.

    Ceci dit, il serait souhaitable Monsieur le Ministre de la Santé, que vous vous impliquez de bout en bout dans le système d’évaluation périodique sur place, du matériel reçu par les Régions et les Préfectures comme vous veniez de l’annoncer à juste titre.

    Techniquement parlant, la seule façon de maintenir la rigueur dans cette gestion serait de renforcer considérablement le système de la comptabilité-matières pour que toute la chaîne d’approvisionnement puisse être contrôlable à tout moment même à partir de l’unité centrale et du serveur qui pourrait fonctionner à partir de Conakry.

    Il me semble que jusqu’à tout récemment, la gestion du patrimoine public notamment au niveau des bureaux de l’administration publique, faisait face à d’énormes carences au niveau du système de la comptabilité-matières.

    Un bon logiciel de gestion des opérations vous permettrait d’assurer la gestion de la comptabilité-matières de l’ensemble des stocks, et de prendre à tout moment vos décisions en toute connaissance de cause.

    Je n’ai pas la prétention de vous donner quelque leçon que ce soit. Ce n’est pas du tout le cas.
    Mais c’est strictement, par rapport à la petite expérience que j’ai eue du fonctionnement du système comptable en place et que j’ai longtemps appris à comprendre et pratiquer.

    Aussi ce sujet interpelle vivement votre haute attention sur d’autres angles. Sans les sanctions disciplinaires et pénales très fortes, la plupart de vos équipements risquent de se retrouver dans les semaines et mois à venir dans les obscures cliniques privées installées un peu partout dans les coins de rue des quartiers.

    L’autre sujet très préoccupant est celui du niveau professionnel des personnels appelés à manipuler ces nouveaux équipements. Même avec des manuels de procédure bien élaborés, il n’est pas évident que tout ce dispositif puisse fonctionner normalement et sans risque de problèmes majeurs liés à la maintenance et aux pannes de fonctionnement du materiel livré.

    Sur ce plan, votre leadership sera incontournable pour identifier les meilleures solutions qui s’imposent. Ce qui est sûr, c’est que de toute évidence, la question du fonctionnement et celle de la maintenance des equipements ne sont pas du tout des choses faciles dans l’environnement actuel sur place.

    Sincères félicitations encore une fois, Monsieur le Ministre de la Santé Publique pour ce résultat très positif et qui permet d’espérer pour l’avenir du système de santé publique. C’est une excellente nouvelle pour le pays et grand merci pour la courtoisie de Guineenews.