Revue de presse : Piques d’Alpha Condé, bras de fer SLECG-Pouvoir, fin de la présidence d’Alpha Condé à la tête de l’UA

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Dans les médias, c’est la ruée vers les nouvelles sur les derniers  préparatifs des élections communales et communautaires, des échos de la campagne aux derniers réglages de la CENI en passant par les piques d’Alpha Condé. Aussi le bras de fer entre le gouvernement et le nouveau bureau du Syndicat des enseignants dirigé par Aboubacar Soumah ou encore la fin de la présidence d’Alpha Condé à la tête de l’Union africaine. Très bonne lecture !

‘’Union Africaine : Alpha Condé fait son bilan et ses valises’’, s’exclame le journal La Lance. Après un an d’une présidence, la première pour la Guinée depuis la création de l’organisation panafricaine en 1963, le chef de l’Etat Guinéen, Alpha Condé, a passé la main au Rwandais Paul Kagamé lors du 30ème sommet de l’Union Africaine tenu les 28 et 29 janvier 2018. Il avait pris le relai il y a un an de son homologue tchadien Idriss Déby Itno. Les œuvres du sortant, seule une vingtaine de pays des 55 membres sont à ce stade d’accord qu’une taxe de 0,2 pour cent soit imposée sur les produits importés au profit d’une UA panafricaine moins dépendante des aides étrangères. Soit 73,79 pour cent contre 26, 21 pour cent pour l’ensemble des cotisations des membres, du budget de 782 millions de dollars, chiffre Jeune Afrique.

Le journal Nouvelle Elite est également revenu sur les priorités proposées à l’Union africaine lors du 30ème sommet à Addis-Abeba. Les sujets à l’ordre du jour sont la lutte contre la corruption ou encore les réformes institutionnelles et financières. Toutefois, l’UA ne devrait pas perdre de vue ses objectifs de prévention et de résolution des conflits, ni son rôle d’atténuation des éventuelles violences liées aux élections. Selon le rapport de International Crisis Group publié le 17 janvier 2018, sept priorités devraient apporter des changements majeurs pour l’Union Africaine qui se propose de mettre en œuvre un large programme de réformes institutionnelles et financières. Et c’est à juste titre que le président du Rwanda, Paul Kagamé, initiateur et chef d’orchestre de ce processus prendra la présidence de l’Assemblée de l’UA, à la suite de ce 30ème sommet de l’organe suprême de décision de l’organisation.

 ‘’Education : Le ministère a un plan pour empêcher une grève’’, lit-on dans le journal La Lance. Le département était sur la braise, ce mardi 30 janvier pour bégayer sur les agissements du ‘’rebelle’’ Aboubacar Soumah. Le conseiller chargé des questions pédagogiques, Seny Sylla a annoncé que le congrès de Soumah n’a aucune valeur. « Les syndicats relèvent de l’inspection générale du travail qui avalise les congrès, elle ne reconnait pas le congrès de Soumah. Les responsables du SLECG et de l’USTG avaient écrit au ministère pour récuser ceux qui se sont déclarés membres statutaires de ce congrès ». Pour éviter une nouvelle grève, Seny Sylla a dit que le ministère a instruit aux DCE, IRE, d’entamer les séances de sensibilisation d’envergure. Il s’agira de rencontrer les chefs d’établissement, les élus syndicaux, les enseignants pour leur expliquer : « dans les détails, ce qui se passe. Et comment une grève se déclenche ». En clair, le ministère compte sur ses représentants pour désamorcer la crise alors que la crédibilité de ceux-ci, auprès des enseignants est nettement en baisse.

Le journal Le Défi revient également sur le bras de fer qui oppose l’enseignant Aboubacar Soumah au gouvernement. « La déclaration des autorités est nulle et nul effet », réagit-il. Le bras de fer prend des proportions inattendues. Après le communiqué du gouvernement dans lequel, il dit avoir pour seul et unique interlocuteur du SLECG, Souleymane Sy Savané, tout en déclarant avoir pris acte de l’exclusion d’Aboubacar Soumah, ce dernier réagit. Toujours dans ses bottes, il dit que la déclaration du gouvernement est un non-événement. « Les déclarations du ministre, de qui que ce soit, sont des déclarations dont je ne tiens pas compte. Moi, j’ai été élu par l’ensemble des enseignants de la République de Guinée et je n’hésiterai pas, j’agis conformément à la loi… »

 ‘’La Commission Electorale fait le point’’, titre le journal hebdomadaire La Lance. Le samedi 27 janvier à Conakry, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en collaboration avec USAID et NDI a organisé la troisième réunion du comité inter parties (CIP). Au menu, le point sur les préparatifs du scrutin du 4 février prochain. Dans leur exposé, les commissaires de la CENI ont présenté une nouvelle application de calcul des résultats du vote pour, disent-ils, faciliter le calcul et permettre la diffusion des résultats en temps réel. Mais cette initiative n’a pas été du goût des représentants des partis politiques et des ONG. Plus loin, Kader Aziz Camara, Directeur du département Démembrement, a fait le point de la distribution des cartes d’électeurs. Il parait qu’à la date du 24 janvier, elle était à 73, 50 pour cent sur le plan national. Sur les 5.856.356 cartes d’électeurs, 4.304.245 ont été distribuées.

L’hebdomadaire La Lance parle également des couleurs de la campagne. Lancée le 19 janvier 2018, la campagne électorale, les partis politiques, les candidats indépendants usent de tous les moyens de persuasion pour attirer le maximum d’électeurs. La course est serrée. Le RPG-Arc-en-ciel et ses alliés affûtent leurs armes. Pas question de céder à l’adversaire, clame un responsable du parti. C’est pourquoi, « le RPG présente des candidats dans toutes les circonscriptions électorales du pays ».

Ministres en campagne. La mouvance présidentielle s’est lancée dans la séduction bien avant l’ouverture officielle de la campagne. Le président de la République et les membres du gouvernement effectuent des périples à l’intérieur du pays. Cette manœuvre a fait jaser à tel point que le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bouréma Condé, a affirmé le 26 janvier dernier, lors de la rencontre du Comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, que ses collègues du gouvernement ne sont pas en campagne dans les régions. Plutôt, ils y rassurent et mobilisent les citoyens autour des acquis du président de la République, justifie-t-il.

Dans le journal hebdomadaire L’Indépendant, on peut lire ‘’Alpha Condé accuse « Cellou Dalein a combattu Siradiou Diallo au Foutah’’. « Les membres du Gouvernement sont citoyens ou pas ? Est-ce que la Constitution interdit aux ministres de faire campagne ? Est-ce que vous voyez mon poster quelque part ? Ceux qui critiquent (…) ; je prends Cellou, est-ce qu’il ne faisait pas campagne au Foutah ? Il n’a pas été combattre Siradiou en disant que jamais l’opposition ne gagnera à Labé ? Et alors ? Eux ils étaient premiers ministres et ministres. Ils étaient tous en campagne. Et mieux, ils menaçaient les fonctionnaires de leur ministère, ils les obligeaient d’aller en campagne. Moi, je n’ai obligé personne à aller en campagne. Ils sont mal placés… »

A une semaine du scrutin électoral, les élections locales s’annoncent sous des auspices pas tout à fait favorables. On sent l’adrénaline monter dans les états-majors des candidats, preuve que la bataille sera sans merci, analyse le journal L’Indépendant. Le retour des vieux reflexes de l’ère Conté, lit-on. Avec les élections locales qui déchaînent les passions, on assiste de plus en plus au retour des vieux réflexes de l’ère Conté. C’est comme si le RPG Arc-en-ciel avait emprunté les vieilles recettes du PUP, dans une logique de pérennisation du modèle de « politisation partisane », pour assurer « la subordination de l’administration au pouvoir politique ». C’est en quelque sorte, un retour en force de la « nomenklatura »… Une compétition électorale où l’opposition et les candidats indépendants vont devoir ferrailler avec un parti au pouvoir, qui veut faire feu de tout bois, pour rafler la mise.

‘’Réunion annuelle des Douanes : La mobilisation et la sécurisation des recettes au centre des préoccupations’’, titre le journal Le Défi. « La réalisation des prévisions de recettes budgétaires de 5.912 milliards GNF en 2017 contre 5.731 milliards GNF en 2016 ; l’atteinte des objectifs inscrits dans le plan d’action 2017 d’une part, et dans le contrat de performance entre la Direction générale des Douanes et le ministère du Budget d’autre part ». La ministre de l’Economie et des Finances, Maladho Kaba espère que la mobilisation des recettes sera au centre des préoccupations de ces soldats de l’économie guinéenne. Au cours de l’année 2017, la lutte contre la fraude a connu des succès surtout avec la saisie de plusieurs quantités de drogues, de devises mais aussi d’autres. Au total, 213 affaires pour un montant brut qui s’élève à 32 milliards 890 millions 19mille 95 francs guinéens.

Panier de la ménagère. L’hebdo Le Défi nous parle de la rareté et de la cherté du poisson. Une rareté du poisson dans les marchés de Conakry a entrainé une hausse du prix de cette denrée. Sur les raisons, Touré communément appelé Mangé Dounké, pêcheur au port de Boulbinet  dit que cela est lié d’une part à un certain nombre de difficultés rencontrées par les pêcheurs dans leurs activités. A cela s’ajoutent les dépenses. « Certains dépensent entre 8 et 12 millions de francs guinéens et de fois, on peut rester tout ce temps sans avoir assez de poissons. Dans ce cas, nous revendons par kilogramme ».

‘’Kidnapping : Ceux qui ont enlevé El hadj Doura sont des « spécialistes », selon la police’’, nous informe l’hebdomadaire Nouvelle Elite. « Je vous apprends aujourd’hui, qu’on a eu à mettre main sur cinq individus qui sont considérés être en complicité dans ce cadre de l’enlèvement d’El hadj Doura. Ils sont en état d’arrestation et les enquêtes sont entrain d’être menées », a ainsi annoncé Boubacar Kassé, porte-parole de la police nationale. Et de préciser : « sachez que ce ne sont pas des amateurs qui ont procédé à cet enlèvement mais, des spécialistes qui ont mûri la chose avant de se lancer. Le modus opérande qu’ils mettent sur place ».

A bientôt pour une nouvelle édition !