Relations internationales : A quoi pourraient conduire les pressions russes sur Donald Trump ?

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La combinaison du une-deux entre Poutine et Trump a foiré. Le locataire de la Maison Blanche, comme on le sait, est un éléphant dans un magasin de porcelaine qui s’est emmêlé les pinceaux partout et a tout fait pour mécontenter le maximum de monde dans son entourage. Il s’est même mis à dos une partie du Congrès de son propre camp. Des Républicains ont même voté contre son obsession d’abroger l’Obama care, pourtant, ils étaient tous pour son abrogation. Après plus de 7 mois d’exercice, des scandales de toutes sortes ont forcé à la démission une grande partie de son administration. L’Uncle Donald est dans les petits souliers, n’a plus beaucoup de marge de manœuvre et n’a plus la volonté de s’opposer pour ne pas avoir pieds et poings liés par les blocages que son entêtement et son unilatéralisme pourraient encore engendrer.

Ainsi, pour restreindre son exercice solitaire du pouvoir et ses rapports personnels et un peu trop libéraux avec la Russie, le Congrès lui a mis sur un plateau d’argent les sanctions économiques contre la Russie. Trump sait que c’est à prendre ou à laisser avec les conséquences. Et comme ces conséquences pourraient être conséquentes pour son pouvoir, il n’a pas eu autre choix que signer l’application en ronchonnant. Ces sanctions semblent faire mal non seulement à la Russie, mais aussi à l’Europe, l’alliée traditionnelle, ce qui laisse l’ombre d’une chance de les assouplir, plus tard, du moins on peut se hasarder à le supposer.

Voilà le Kremlin qui condamne l’ami Trump en faisant fi de son pétrin et de ses tourments domestiques. De là, certains craignent que Donald Trump, qui est un homme versatile et imprévisible, ne sorte de ses gonds par offuscation pour faire un virage à cent quatre-vingts degrés, puisqu’entre deux maux, le moindre pour lui serait de chercher à redorer le blason de son pouvoir bien terni devant les Américains, et pour se faire, il faut revenir dans les grâces du Congrès.

Par conséquent, le laisser tranquille serait mieux que le pousser à une éventuelle faute irréparable. Il en est plus que capable qu’un autre champion de la gaffe et de la pirouette. La preuve, la presse vient de publier une autre combine à la noix entre Trump et le président mexicain, dans laquelle combine Trump a tenté de convaincre et de rassurer son homologue que les frais de construction du mur de séparation ne serait pas aux dépens du Mexique, mais de l’Amérique, qu’il sait comment faire, à condition de ne pas le révéler à la presse. Voilà une autre combine précocement éventée. Et c’est peu dire.