Ramadan et Flambée des prix à Kankan : les autorités rappellent à l’ordre les commerçants

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Les prix des denrées de grande consommation malgré le début du Ramadan, continuent de grimper à Kankan. Le sac de riz importé marque CIAO, le sucre et la viande entre autres deviennent de plus en plus chers.

Par exemple dans l’intervalle de 5 jours, le sac de riz 50 Kg, marque CIAO est passé de 300 000 GNF à 310 000 voire 315 000 GNF. Quant à la viande de bœuf, le kilogramme avec ou sans os qui se négociait entre 27 000 GNF et 32 000 GNF est vendu ces derniers temps entre 28 000 GNF et 35 000 GNF.

C’est au regard de cette situation devenue de plus en plus difficile et intenable pour les consommateurs que les autorités locales de Kankan sous la houlette  du Secrétaire Général chargé des collectivités, représentant le préfet et le Président de la Délégation Spéciale de la commune urbaine, ont convoqué  lundi 29 mai l’ensemble des acteurs du secteur du commerce associés aux chefs de quartier de la ville à la mairie.

Au cours des discussions qui visaient à trouver des explications à cette hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires, les représentants des opérateurs économiques ont pointé du doigt, l’augmentation des tarifs des transports des marchandises entre Conakry et Kankan par les camionneurs. Ceux-ci à cause de l’acheminement des intrants agricoles subventionnés par le gouvernement et le tarif attractif qui y est appliqué, leurs auraient détourné du transport des marchandises.

Selon Mamadou Diaby de la chambre du commerce préfectoral de Kankan également opérateur économique, avec la tonne d’engrais de l’Etat transporté à plus de 400 000 GNF, les camionneurs se seraient rués vers ce trafic au détriment du transport des marchandises qui ne paient pas les mêmes montants.

Conséquences, le transport de la tonne de riz par exemple, serait passé de 320 000 Francs à 420 000 francs de Conakry à Kankan sans compter les autres frais liés à la manutention par exemple, a soutenu Mr Diaby. Ce fut le même son de cloche pour les bouchers qui, eux, accusent la rareté des animaux sur les marchés à bétail locaux.

Toutefois, sur insistance des autorités locales, les acteurs du commerce de Kankan ont promis se concerter très rapidement pour prendre une décision allant dans le sens de la stabilisation des prix, à défaut d’une baisse éventuelle. Et une ultime rencontre est projetée pour le mercredi prochain.

Amadou Timbo Barry, correspondant à Kankan.