Quand minuit sonne, dans les rues de Conakry, à la veille des élections locales

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A la veille des élections communales du dimanche 4 février 2018, votre quotidien électronique, Guinéenews a déployé un de ses reporters dans certains endroits animés de Conakry. Mais contrairement aux précédentes nuits, l’ambiance y est monotone et morose. Ce qui est inhabituel, surtout les samedis.

C’est par exemple, du carrefour Coza à Kipé, en passant par le stade de Nongo et le marché Kaporo.

Sur ces deux tronçons, la circulation routière est fluide. Quelques taxis circulent, certes, mais à compte-gouttes. Au niveau des carrefours aussi, les motos-taxis y sont moins nombreux. Pas de clients aussi.

Interrogé, un des conducteurs a expliqué au micro de Guinéenews les motifs de leur absence.

« Demain, on ira aux élections. Certains de nos collègues sont rentrés pour pouvoir se lever tôt le matin. Mais d’autres sont rentrés parce qu’à minuit, les forces de l’ordre vont exiger les laisser- passer », dit-il.

Au centre-émetteur de Kipé, l’animation n’est plus comme avant. Des clients viennent acheter du poulet grillé chez le malien mais l’affluence habituelle manque au rendez- vous. Personne ne veut traîner au dehors. On ne croirait pas à un samedi.

Au niveau des partis politiques, c’est la nuit blanche, la veillée d’armes,pourrait-on dire. Des petites réunions sont organisées à tous les niveaux pour les derniers réglages. La nuit risque d’être très longue donc.

Par-ci, on cherche à régulariser la situation des assesseurs non encore postés, par-là, on décaisse les perdiems pour les superviseurs du parti. De l’autre côté, on remonte une fraude en cours de préparation.

A Hamdallaye Prince, par contre, treize jeunes ont décidé de ne pas dormir. Ils font du thé pour parler de tout et de rien, selon un ressortissant de Dabola, joint au téléphone.

Cependant, les forces de l’ordre sont invisibles pour l’heure sur place.