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Procès du 28 septembre : « Cécé et Toumba [deux accusés] se protègent mutuellement » contre Marcel, accuse Me Béa

Le procès du massacre du 28 septembre 2009 s’est poursuivi, ce mercredi 9 novembre 2022, devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. Toujours à la barre, Cécé Raphaël Haba a répondu aux interrogations des avocats. C’est dans ce contexte, que l’avocat de Marcel, Me Salifou Béavogui a accusé Cécé Raphaël Haba de chercher à nier  la vérité.
Selon lui, Toumba et son garde de corps ont fait un pacte de se protéger mutuellement afin d’inculper Marcel.   » Je tire de mon interrogatoire avec Cécé,  qu’il  n’a dit que des contrevérités . Il a cherché à nier la vérité. Tout son problème, c’est de chercher de s’éloigner de cette réalité et faire en sorte de finir avec cet interrogatoire et çà c’est impossible.  Personnes ne peut croire à cela. Il a minutieusement monté sa défense, en disant que, dés son retour de Labé, le 27, il est parti chez lui pour s’occuper de sa femme qui était enceinte etc.. ce sont les moyens de défense inopérante dans la mesure où ce jour là toute la Guinée était en ébullition.
La police et la gendarmerie étaient réquisitionnées pour le maintien d’ordre. Et cela est valable dans les pays du monde. C’est la police et la gendarmerie qui maintiennent l’ordre. Lorsqu’elles sont débordées, la loi constitutionnelle a prévu un mécanisme par lequel l’armée peut être appelée, pas pour venir massacrer, ou tuer, mais pour venir renforcer et maintenir l’ordre (…) L’armée, c’est la défense de l’intégrité physique du territoire, de la souveraineté du peuple.
Une partie de l’armée ne descend jamais pour le maintien l’ordre si elle n’est pas requise. Ce jour-là, la gendarmerie et la police étaient réquisitionnées depuis 4 heures du matin. Si vous lisez le témoignage du Général Bafoué, vous saurez que depuis 4 heures, ils sont sur le terrain pour maîtriser la situation« , a-t-il rappelé.
Poursuivant ses explications, il  a ajouté que : »plusieurs personnes qui indiquent dans le dossier de la procédure les témoignage des victimes et autres avoir vu le commandant Toumba au stade, chose que ce dernier n’a pas nié. Et il est indiqué que c’est avec son apparition que les tirs ont commencé. Et que c’est lui (Toumba, ndlr) qui donnait des ordres. Raphaël qui était son aide de camp vous pensez qu’il pouvait aller sans son Raphaël ? C’est ce dernier qui garde son téléphone, qui lui donne à manger. Et vous croyez que Toumba ira vers une expédition  punitive sans Raphaël ? Mais cas même.
Ils n’ont tout simplement pas voulu dire la vérité sinon vous vous rendrez compte que Raphaël était au cœur de cette opération. Il connaît très bien ce qui s’est passé vu qu’il était avec son chef. Mais est-ce qu’ils n’ont pas passé un pact, de se protéger mutuellement et faire accuser Marcel ? Si il n’était pas au stade pourquoi est-ce qu’il s’est précipité pour accompagner son patron (Toumba ) pour aller faire libérer les deux personnes qui étaient au stade qui ont tiré qui par la suite arrêtés? C’est où tout a été brouillé. Vous pensez que si ces deux étaient restés en prison, il n’allaient pas parler? Ce sont les seuls vrais témoins de cette affaire…donc le Commandant Toumba a brouillé les pistes avec son garde et les deux ne pourront pas échapper contrairement à Marcel« .
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