Prétendue vente de la Maison des jeunes de Ratoma : beaucoup de bruit pour rien

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Des jeunes manipulés ont bruyamment manifesté, ce mardi 30 janvier, dans l’enceinte et aux alentours de la Maison des Jeunes de Ratoma, non loin du siège de la Commune Urbaine.

En peu de temps, ils ont cassé les vitres des édifices construits pour eux à l’image du siège du centre d’apprentissage et d’incubation des métiers de la confection à Taouyah, une initiative présidentielle financée à 350 mille dollars et qui accueille des cohortes de 100 jeunes déscolarisés ayant des notions de couture.

Au cours de leur sortie, ils accusaient le ministre de la jeunesse, Moustapha Naité, d’avoir vendu l’espace abritant leur siège et d’avoir ordonné l’arrêt des travaux de construction d’une bibliothèque à l’intérieur de leur espace de rencontres. Et c’est tout.

Cependant, vérification faite, cette prétendue vente de maison des jeunes de Ratoma relève de la manipulation. Une histoire, qui rappelle peu ou prou, « Fabricants d’intox », le livre du directeur de l’école de guerre économique, Christian Harbulot, qui y évoque les grands épisodes de la désinformation et l’intox.

Accusé d’avoir vendu la maison des jeunes de Ratoma, le ministre Naité tombe des nues. Il n’en revient pas, tellement le mensonge paraît grossier, clament ses proches.

C’est comme si on accusait le ministre des sports d’avoir vendu le stade de Nongo ou si on accusait le ministre de la culture d’avoir vendu le palais du peuple, disent-ils.

« Je n’ai ni l’intention, ni le pouvoir de vendre cette maison des jeunes. S’il est possible pour un ministre de vendre son ministère, il est aussi possible pour un ministre de la jeunesse de vendre une maison des jeunes. Je tombe des nues », a-t-il coupé.

Concernant le deuxième grief, le ministre Naité dément s’être opposé aux travaux de construction d’une Bibliothèque dans l’enceinte de la Maison des Jeunes de Ratoma.

« Je ne peux en aucun cas, et en aucun moment, m’opposer à la construction d’une bibliothèque. J’ai tout juste déploré l’emplacement du bâtiment en chantier », dit-il.

La raison est que des investissements sont prévus dans tout l’espace, notamment la réalisation d’un incubateur technologique, la finition du projet du centre d’incubation des métiers de la confection, le revêtement du terrain de Ratoma en pelouse synthétique, la construction d’un terrain de basket et d’un espace artisanal.