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Périphérie de Conakry : En plein couvre-feu, une famille se fait attaquer par des inconnus armés

Les attaques contre de paisibles citoyens deviennent récurrentes à Conakry et périphéries ces derniers temps. Ce, malgré un couvre-feu en vigueur de 21 heures à 5 heures du matin.

Dans la nuit du 17 au 18 avril, aux environs de 3 heures du matin, des hommes armés ont fait irruption dans une famille au quartier CBA nord (Coyah), dans la périphérie de Conakry. Plusieurs objets de valeur ont été emportés, un jeune blessé par balle.

Issaga Diop, qui a reçu deux balles au pied, explique les circonstances de cette attaque : « Aux environs de 3 heures du matin, un groupe de bandits minus d’armes de guerre et d’armes blanches nous ont attaqués. Ils ont défoncé la porte du salon à l’aide d’un pied de biche et se sont introduits au salon. Deux bandits sont entrés dans une des chambres où se trouvaient deux femmes. Ils ont braqué les armes contre elles en leur demandant de l’argent. Une d’elles a crié au voleur. C’est ce cri qui m’a réveillé. Le temps pour moi de me lever, un troisième bandit est entré dans ma chambre et m’a tiré jusqu’au salon. Il m’a dit de lui donner l’argent sinon qu’il me tuerait. Quand je lui ai dit que je n’ai pas d’argent, il a engagé le fusil et a tiré sur mon pied. J’ai rampé pour retourner dans ma chambre. Il est encore allé me trouver là-bas […]»

Selon M. Diop, plusieurs objets ont été emportés par ces présumés bandits : « Ils ont étalé un pagne dans lequel ils ont mis le contenu de 4 valises et ils ont l’attaché avant de partir. Donc ils ont pris tous les habits de ma femme, ceux de l’épouse de mon frère, ses bijous, le poste téléviseur écran plat, un ordinateur portable, 4 Smartphones. »

Issaga Diop a un grand frère qui vit à l’étranger. Ceux qui l’ont attaqué pensent que celui-ci lui envoie beaucoup d’argent. « Dans leurs conversations, j’ai entendu quelqu’un dire, mon commandant, on va faire comment ? L’autre a dit d’attendre et que si je ne donne pas l’argent, ils vont réagir. Un d’entre eux a dit là-bas qu’il me connait et que j’ai de l’argent. Un autre a demandé où se trouve mon frère. […] Je me suis dit qu’ils pensent qu’il n’y a pas ce que mon frère ne nous envoie pas. Pourtant, lui, il ne travaille même pas actuellement là où il est», a-t-il ajouté.

 

 

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