Naité : « L’Etat n’a pas vocation de donner de l’emploi à chacun de nous…»

28 janvier 2018 4:04:24
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Le manque d’emploi reste un problème très préoccupant en Guinée. Ce qui conduit la plupart des jeunes à prendre la route du désert et de la Méditerranée. Pourtant, on peut bien réussir chez soi, donc en Guinée, selon le ministre de la jeunesse, Moustapha Naité.

« Je voudrais interpeler les jeunes pour leur dire que l’Etat crée les conditions pour leur permettre de créer des entreprises et de trouver de l’emploi. L’Etat n’a pas pour vocation de donner de l’emploi à chacun d’entre nous. L’Etat a pour vocation de créer les conditions de paix, de quiétude et d’opportunités pour que les jeunes puissent s’affirmer et prendre leur destin en main », a déclaré, samedi 27 janvier, le ministre de la jeunesse lors de la remise des satisfécits à 257 jeunes formés en entrepreneuriat.

« Aujourd’hui, dit-il, 257 jeunes sont formés avec l’accompagnement du ministère de la jeunesse, de la direction nationale de l’insertion socioéconomique des jeunes en partenariat avec l’OIM (organisation internationale de la migration) qui se bat pour freiner la migration clandestine. »

Pour parler de la possibilité de réussir en Guinée, Moustapha Naité a pris l’exemple sur lui-même en expliquant comment il a débuté avec son petit cyber.

Dans le même ordre d’idées, Fatou Diallo N’diaye, cheffe de mission de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) a fait savoir que l’Europe n’est pas le paradis et qu’on peut trouver ce paradis qui fait fuir des milliers de jeunes ici en Afrique.

« Le chômage, il est ici et il est en Europe. Ceux qui vous vendent des illusions ne font que s’enrichir sur votre dos et aussi vous vous dirigez vers une route mortelle », a-t-elle fait remarquer, avant de souligner le fait que la création de l’emploi ne doit pas venir que de l’Administration publique : « Le nombre de jeunes en Afrique est plus important qu’à ailleurs. Donc tout est question de la création d’emplois. La création d’emplois ne peut pas se faire que par les gouvernants, les décideurs, mais elle vient des jeunes. C’est-à-dire oser entreprendre et oser créer. Je vais vous raconter une petite anecdote. Dans ma famille, on a tous eu l’habitude de partir étudier à l’étranger. Aujourd’hui, celui qui a plus réussi c’est celui qui n’a jamais mis les pieds en Europe. Il a commencé à mettre les pieds en Europe que quand il a commencé à entreprendre chez nous. Aujourd’hui il nous dépasse tous. »

Des jeunes qui ont réussi à travers leurs propres projets ont raconté leurs expériences aux autres jeunes, comme pour dire que tout est question d’idées et d’engagement.