Molota, une localité en manque cruel d’infrastructures de base

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Molota est l’une des neuf (9) communes rurales de la préfecture de Kindia. Dans cette sous-préfecture, Les citoyens sont confrontés à tous les problèmes du monde. L’insuffisance des points d’eau et la dégradation des infrastructures  de base sont autant de problèmes auxquels les citoyens de cette contrée n’arrivent pas à trouver solution, malgré leurs  multiples cris de cœurs à l’endroit des autorités.  Hormis ces facteurs, les services que sont l’agriculture et les Eaux et Forêts travaillent dans un même bureau faute de place suffisante. C’est un constat fait par notre rédaction régionale, basé à Kindia.

Créée en 1968, la commune rurale de Molota, dans la préfecture de Kindia, est toujours face à son destin en termes de développement. Aujourd’hui, cette sous-préfecture a une population de 12 mille 345 habitants dont 6 mille 22 femmes. Elle compte au total 13 districts et 34 secteurs. Dans cette localité, les citoyens sont confrontés à un manque criard d’infrastructures de base. Les bâtiments qui abritent les sièges de la commune et de la sous-préfecture sont dans un état de vétusté très poussé. A vue d’œil, on se croit dans une cité égarée dans tous les sens. Cette sous-préfecture qui est située à 22 kilomètres du centre-ville semble être oubliée par le pouvoir public. Mais néanmoins, elle peut se frotter les mains en termes de cohésion sociale. Les communautés qui s’y trouvent vivent en parfaite harmonie, comme pour dire que la paix est avant tout leur cheval de bataille. La première responsable de la localité revient sur quelques-unes de leurs difficultés.

« Nos difficultés dans cette localité ici c’est que nous n’avons pas de bureau. Il y a deux services qui travaillent dans un même bureau, c’est-à-dire l’agriculture et les eaux et forêts. Ensuite, les autres services viennent travailler avec moi dans mon bureau puisqu’ils n’ont pas où travailler. Actuellement, nos locaux ne sont pas en bon état. Il est difficile de travailler à l’intérieur de ces bureaux compte tenu de leur état de dégradation très poussé. La seule route qui mène à la commune urbaine n’est pas praticable ; chose qui n’arrange pas les citoyens, majoritairement agriculteurs », explique Idiatou Barry, sous-préfet.

Dans cette sous-préfecture, les citoyens ont bénéficié de quelques forages au nombre de 13 de la part de l’Etat pour la desserte en eau. Mais en dépit de cette assistance, le besoin se fait toujours ressentir dans certains districts périphériques de la zone. Pour subvenir aux besoins de leurs familles, les femmes ne dorment pas sur leurs lauriers, elles se constituent en groupements pour des activités agricoles. Aujourd’hui, dans cette localité, rien que pour l’agriculture, plus de 30 groupements sont mis en place. Hormis les multiples subventions de l’Etat, cette commune rurale bénéficie aussi des largesses des autres communes rurales minières, au moment du partage de la taxe de la Compagnie des Bauxites de Kindia. Mais comment ces montants sont-ils utilisés ? Madame le sous-préfet répond : « Le fonds que la compagnie octroie à la sous-préfecture m’a trouvé ici deux fois. Le premier montant était 100 millions et le second, 128 millions. Pour son utilisation, nous sommes en train de clôturer l’école primaire du centre. Nous avons pris en charge l’école primaire du district de Sefan pour sa rénovation. Voilà comment nous avons fait », précise Madame le sous-préfet.

Dans cette commune rurale, 15 établissements scolaires s’y trouvent dont 14 pour l’enseignement élémentaire et 1 pour le collège avec un effectif de 1707 élèves dont 643 filles. Certes, ces écoles existent mais elles se trouvent dans un état de dégradation très poussé, comme nous  précise le directeur sous-préfectoral de l’Education : « Les infrastructures existent mais de plus en plus elles commencent à être inexistantes par manque d’entretien et de suivi. Il faut aussi signaler le manque d’enseignants par endroits. Ce qui constitue aujourd’hui un problème dans cette communauté», indique Yakariya Diallo.

Parlant du volet sanitaire, la sous-préfecture de Molota compte aujourd’hui 6 structures de santé. Dans cette zone, les pathologies les plus fréquentes sont les maladies hydriques, selon Docteur Fodé Mambi Camara, chef du centre de santé.