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Me Sampil, Agent judiciaire de l’Etat : « On agira sans état d’âme… »

Nommé dans la nuit de mercredi comme  Agent judiciaire de l’Etat, l’ancien bâtonnier Mohamed Sampil a pris fonction ce jeudi 11 novembre 2021. Suite à la cérémonie de prise de fonction, il a répondu à trois questions de Guineenews.

Guinéenews© : Ancien bâtonnier et l’un des anciens du barreau, vous venez de prendre les rênes de l’Agence judiciaire de l’Etat. Un Etat auquel vous vous êtes parfois opposé en tant qu’avocat. Que représente pour vous votre  nomination en tant qu’Agent judiciaire de l’État ?    

Me Mohamed Sampil : Pour moi, c’est d’abord une immense responsabilité. Dans le contexte actuel de la Guinée, le Président de la République accorde à ce service une importance particulière. Pour la simple raison qu’il veut faire recouvrir toutes les créances de l’Etat et il nous a donné des instructions fermes. Je dis bien ferme. Il a dit que personne n’est à protéger et que nous pouvons bénéficier de son entier soutien. Autrement dit, nous avons son soutien entier. Donc, cela nous galvanise dans nos nouvelles fonctions. Je vous avoue que la tâche me paraît immense, mais le défi à relever ne me paraît pas  impossible. C’est pourquoi m’y attèle.

Guinéenews© : Aujourd’hui on parle de la récupération des biens de l’État, notamment ceux immobiliers. Cela concerne surtout des anciens dignitaires de l’État. Comment ferez-vous face à ce sujet ?

Me Mohamed Sampil : Concernant l’immobilier, il y a des questions liées aux numéraires. Tant que ça porte sur les numéraires, l’agent judiciaire agira sans état d’âme. Parce que notre mission c’est de gérer le contentieux judiciaire tant en demande qu’en défense. Et c’est ce que nous ferons. Il est vrai que le patrimoine immobilier relève du Patrimoine bâti public. Mais, chaque fois qu’il sera question de créance, l’agent judiciaire de l’Etat interviendra.

Guinéenews© : L’État en tant que sujet de droit aura forcément à intervenir en tant que partie défenderesse. Sera-t-il prêt à assumer ses responsabilités ?

Me Mohamed Sampil : Dans les dossiers où l’agent judiciaire est partie défenderesse, nous restons soumis au droit. Parce que l’Etat est un sujet de droit. Donc, lorsque nous sommes appelés devant la justice pour toute question, concernant nos attributions, nous comparaîtrons comme tout justiciable. Et lorsque nous sommes condamnés, nous ferons en sorte que l’Etat puisse faire face à ses responsabilités. Parce que dans l’Etat de droit, nul n’est au-dessus de la loi y compris l’Etat lui-même. Lorsqu’il est avéré, la responsabilité de l’Etat, nous ferons face à notre obligation.

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