Mariages : Des statistiques historiquement élevées en 2017 à Matoto et Ratoma

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Selon un constat fait votre par quotidien en ligne Guinéenews©, les mariages sont célébrés en grand nombre pendant la fin de l’année ou à l’approche du mois de Ramadan. Et d’une manière générale, qui parle de mariage, sous-entend implicitement progéniture qui en est la conséquence immédiate.

Pour ainsi connaître le nombre de personnes ayant troqué leurs costumes de célibataire au cours de l’année 2017, le nombre de naissance enregistré dans les communes ou encore les cas de décès déclarés, Guinéenews s’est intéressé aux deux plus grandes communes de la capitale Conakry en l’occurrence  Matoto et Ratoma.

  • Commune de Ratoma

En ce qui concerne cette commune, l’officier de l’état civil délégué, Mamadou Kana Baldé nous a confiés qu’au cours de l’année 2017 qui vient de s’achever, 2116 mariages ont été célébrés officiellement au niveau de leur commune. Une nette hausse par rapport à l’année 2016 qui n’a enregistré que 1800 mariages.

Le nombre de naissance enregistré pendant la même période est de 9 347 bébés dont 4 699 filles. Une statistique qui bat aussi le record des années précédentes, a précisé M. Baldé qui justifie cette hausse des statistiques par les campagnes de sensibilisation effectuées sur le terrain par les partenaires au développement.

«Grâce aux partenaires de développement de la Guinée, il y a de l’engouement au niveau de notre commune en faveur de l’enregistrement des enfants avant les 6 mois. Parce que la loi dit, l’enfant doit être déclaré à l’office de l’état civil où il est né avant qu’il n’obtienne 6 mois », a fait remarquer l’officier de l’état civil.

Au delà des 6 mois, poursuit M. Baldé qui cite le code de l’enfant, l’officier de l’état civil ne pourra enregistrer l’enfant qu’avec un jugement supplétif délivré par les tribunaux compétents.

Quant au nombre de décès, 44 ont été enregistrés au niveau de la commune. A ce niveau, précise notre interlocuteur, les populations, plus généralement, ne viennent dans les communes pour faire la déclaration de décès que pour l’obtention de papier administratif pour pouvoir bénéficier d’un héritage par exemple. Alors que, rappelle l’officier de l’état civil, le code civil dit qu’il doit y avoir l’autorisation d’inhumation par la commune avant l’enterrement.

Pourtant, regrette-t-il, la logique voudrait que les décès et les naissances soient enregistrés, ceci pour permettre de connaitre chaque année le nombre de la population.

B-Commune de Matoto

Réputée être la plus grande commune de Conakry, Matoto a connu en 2017, 8811 cas de naissances. Quant au décès, 98 cas ont été enregistrés, confie M. Satina Diallo, l’officier de l’état civil. S’agissant des mariages, ils ont été 4194 couples ayant décidé de s’unir de façon officielle dans cette commune au cours de l’année 2017 qui vient de s’écouler.