Manifs anti délestage à Hafia: des jeunes en colère, agressent, paralysent circulation et cours

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Des jeunes de Hafia étaient encore dans la rue ce lundi matin, pour réclamer le retour du courant électrique  dans leur quartier qui est plongé dans le noir depuis le 30 décembre 2017, suite à une panne survenue sur le transformateur qui alimente le secteur. Pour exiger le retour du courant, ils ont commencé à ériger dès 9 heures  des barricades, brûlé des pneus sur les voies publiques et empêché toute circulation. Et ce, pendant plus d’une demi heure, a constaté sur place guinéenews.

Au cours des manifestations, les jeunes ont jeté des pierres et attaqué  l’école primaire Garaya I. Deux élèves ont été blessés et le gardien tabassé et grièvement blessé. Une situation qui a poussé les encadreurs à libérer les élèves. explique  Boubacar Bella Diallo, le Directeur de l’école qui ne cache pas sa frustration.

«Les enfants du quartier manifestaient ce matin, ils dénoncent l’absence prolongé du courant qui serait due à une panne du transformateur. Mais à ma grande surprise, ils ont contourné pour attaquer notre école. Ils ont jeté des pierres. C’est ainsi que j’ai appelé la police et la gendarmerie. A leur arrivée, ils ont jeté du gaz lacrymogène et on ne pouvait plus respirer dans l’établissement. On était obligé de libérer les enfants. D’ailleurs, deux d’entre eux, sont blessés et le gardien de l’école  est couché dans la clinique qui est à côté à cause du gaz et du fait que les enfants l’ont tabassé », s’indigne Boubacar Bella Diallo.

Du côté de Kénien aussi des jeunes venus de Hafia ont érigé des barricades et brûlé des pneus. Il a fallut l’intervention des gendarmes pour disperser les manifestants.

«Des jeunes en colère sont venus du côté de Hafia et ont barricadé la route en brûlant des pneus et perturbant la circulation pendant près de 30mn. Ils ont même voulu s’en prendre aux paisibles citoyens, mais heureusement les gendarmes sont arrivés à temps et les ont dispersés. Mais avant l’arrivée des gendarmes, les jeunes régnaient en maîtres. Tous les kiosques ont été fermés dans le secteur », témoigne Mamadou Moudjita Bah, vendeur de produits cosmétique au carrefour Kenien.

Au moment où nous quittions Hafia vers (12 heures 30mn) un calme précaire régnait sur les lieux. Les forces de l’ordre étaient postées sur place et des jeunes et femmes cherchaient à dégager les barricades pour faciliter la circulation.