Littérature : La bande dessinée de la caricaturiste Aïssata Baldé bientôt éditée

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Juriste de formation, Mme Millimono Aïssatou Baldé est une dessinatrice professionnelle qui prête ses services au journal satirique Bingo depuis 4 ans maintenant. Elle a été détectée lors de la première édition du festival Bulle d’encre organisé tous les ans par le célèbre caricaturiste Oscar Barry, et où la jeune dame est sortie lauréate. L’agence l’a alors recrutée et lui a donné des cours pour son perfectionnement.

Passionnée du dessin depuis toute-petite, Aïssatou Baldé soutient que le Droit qu’elle a fait à l’université l’a trouvée dans le dessin. Quoique n’étant pas passée par une école d’art, la dessinatrice éprouve une passion éblouie pour ce qu’elle a décidé de mener l’activité au profit des robes noires dans les salles d’audience ou encore de somptueux bureaux, ça et là.

« Pour dire vrai, j’ai découvert un monde que j’aimais, là où je pouvais mieux m’exprimer », confie-t-elle avec fierté.

Actuellement, présidente de la Commission d’organisation Bulle d’encre pour la détection de nouveaux talents, Aïssatou Baldé se bat pour l’édition de sa bande dessinée que l’auteure a intitulée Belidara, tirée d’un conte guinéen définissant le comportement de la jeune fille dans la société. Sauf changement de dernière minute, cet ouvrage sera édité en février prochain par la maison d’édition L’Harmattan Guinée.

Belidara est le nom d’un village autour duquel se trouve un fleuve interdit aux Hommes. Dans ce village vivait une dame qui maltraitait la fille à sa défunte coépouse. Et l’orpheline se verra un jour envoyée vers le fleuve interdit d’où aucun visiteur n’est revenu. Comme protégée par la Providence, et surtout grâce à son éducation et sa générosité, la pauvre demoiselle ira. Elle sera ainsi la première personne à se rendre au fleuve et revenir de là saine et sauve.

A son retour, une farouche jalousie naîtra entre elle et sa demi-sœur. Sa marâtre, voulant que sa fille réalise le même exploit, dira à celle-ci d’aller puiser de l’eau dans le même fleuve. Or, cette dernière était tout à fait le contraire de l’orpheline. Elle disparaitra, ainsi que sa méchante mère.

Ce chef-d’œuvre de l’épouse du journaliste Djiba Millimono du groupe Hadafo, est une narration qui incite enfants, jeunes, adultes et vieillards à la culture de la bonne vertu. Et Aïssatou Baldé, qui a déjà plusieurs autres bandes dessinées dans sa gibecière, ne compte pas s’arrêter à ce premier essai