Les communales, crise à l’éducation, le député de Lélouma sans langue de bois

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‘’Tentatives de fraudes, bourrages d’urnes, non-neutralité de certains administrateurs locaux dans le processus, retard dans la publication des résultats provisoires, crise syndicale, mutation d’Ansoumana Diallo, manifestation et abandon des cours par les enseignants, Dr Ibrahima Diallo député uninominal UFDG de Lélouma passe au peigne fin toute la situation au micro de la rédaction locale de votre site électronique Guinéenews.

Tout d’abord le député a commencé par féliciter tous les acteurs du processus et les citoyens de Lélouma pour le calme et la sérénité dans lesquels ces élections se sont déroulées. Ensuite, il a dénoncé des irrégularités constatées dans certains bureaux de vote notamment dans la sous-préfecture de Manda.

«Je commencerais par féliciter l’ensemble des acteurs étant donné que le processus, dans l’ensemble, s’est bien déroulé à Lélouma ici. Avec la déléguée de la CENI, ensemble nous avons essayé de corriger certaines erreurs qu’il y a eues par endroits. Tout n’a pas été rose, il faut le dire ainsi. Mais à part Manda où l’autorité sous-préfectorale notamment et le sous-préfet et la présidente de la CESPI étaient très engagés dans le processus. Donc, il y avait vraiment une question de partialité. Des enfants qui ne devraient pas voter ont voté. Donc, il y a eu bourrages d’urnes… Le bureau était complètement géré par des acteurs du RPG, du président du bureau jusqu’au dernier. C’est ce qui fait que partout à Lélouma, c’est l’UFDG qui a gagné sauf à Manda. Nous avons donc déposé une plainte », a expliqué Dr Ibrahima Diallo.

Revenant sur le retard dans la publication des résultats provisoires de ces consultations du 4 février, le député pense que c’est une volonté du pouvoir en place de falsifier l’expression du peuple de Guinée.

«C’est la volonté absolue du pouvoir en place de falsifier les résultats qui ont été obtenus au niveau des urnes. Le pouvoir tient à chopper les résultats des votes exprimés par le peuple. Si on a retardé les résultats, c’est parce qu’on a envie tout le temps de tricher. Et c’est ce qui est malheureux pour nous. Que quelqu’un s’aligne toute une journée pour voter et que quelqu’un s’assoie dans un bureau pour tout annuler. Et c’est l’objectif actuellement du pouvoir », a déploré le député.

Sur le volet de la crise syndicale qui secoue le pays en général et particulièrement Lélouma car, depuis deux jours, les enseignants ont boudé les cours pour protester contre la mutation qu’ils qualifient d’ «arbitraire », le député ne passe pas par quatre chemins.

«Du côté de Lélouma, ce problème se situe à deux niveaux. Nous avons des problèmes… Depuis longtemps, Lélouma en matière d’examen est dernière. Et le DPE est accusé d’être beaucoup plus politique que de s’occuper de son cadre de l’éducation. A cela est venue s’ajouter la mutation de Ansoumana Diallo parce qu’il serait un pro du syndicaliste Aboubacar Soumah. C’est ce qui est perçu d’un mauvais œil et a fait que les enseignants et les élèves sont sortis manifester. Les gens ne tiennent pas à ce qu’il quitte ici parce que Lélouma est confrontée à un manque criard de professeurs. Je dirais tout simplement que l’objectif, c’est de tuer l’éducation ici. Et voilà ce dont nous sommes victimes »,  dénonce docteur Ibrahima Diallo.

Faut-il rappeler qu’avec cette crise interne, une autre grève est prévue pour ce lundi 12 février sur toute l’étendue du territoire nationale.