Le mot d’ordre de grève des enseignants ignoré, à Kissidougou.

12 février 2018 17:17:31
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Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a déclenché ce lundi 12 février 2018, une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national.

A Kissidougou, la rédaction locale de Guinéenews© a sillonné dans la commune urbaine. Mais le constat est que toutes les écoles ont fonctionné. Les 98% des enseignants étaient présents, les élèves etaient là en grand nombre. Il y a peu d’enseignants qui étaient absents, soit par maladie ou par permission.

Arrivée à la DPE (direction préfectorale de l’éducation), votre quotidien électronique a rencontré Ibrahima Diakité, le chef section pédagogique pour nous donner ses impressions par rapport à cette journée de grève. « J’ai une impression de satisfaction, parce qu’on a consacré la semaine passée à la sensibilisation des enseignants ; et heureusement qu’ils ont compris que ce que vous appelez grève-là n’était qu’un débrayage (grève au mois d’octobre) qui ne dit pas son nom parce que, jusqu’à preuve du contraire comme je vous ai dit la fois dernière que la DPE ne reconnait pas la dissidence organisée par M. Aboubacar Soumah. Donc pour nous, c’est un mouvement illégal et c’est pourquoi, nous avons sensibilisé les enseignants à l’élémentaire comme au secondaire. Tout le monde a compris, tout le monde était à son poste aujourd’hui. Donc c’est une journée normale pour nous », a-t-il affirmé.

Alpha Oumar Barry, le secrétaire général du SLECG version Aboubacar Soumah, pour sa part parle des pressions et des intimidations que les enseignants sont en train de subir par cette DPE. « Si la DPE ne cesse pas d’intimider les enseignants, nous allons demander son départ. Même le ministre k2 nous voulons qu’il quitte parce qu’il est incapable. C’est un demi-fonctionnaire…»