Le ministre Yéro Baldé sur les bourses d’entretien des étudiants

07 septembre 2017 2:02:53
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« Ce ne sera plus maintenant les services financiers et certains responsables qui vont distribuer les bourses »
Les étudiants guinéens évoluant dans les institutions d’enseignement supérieur public, peuvent dorénavant dégager un ouf de soulagement. En tout cas, c’est qui ressort de la communication faite par le ministre de tutelle Abdoulaye Yéro Baldé ce mercredi 6 septembre qui a annoncé la biométrisation du système de paiement des bourses d’entretien des étudiants. C’était  lors de la cérémonie de clôture de la revue annuelle des établissements publics administratifs (EPA) tenue à Conakry.
Il n’est de secret pour personne que les étudiants battent souvent le pavé pour réclamer leur bourse d’entretien connue sous le nom de pécule. Et pour cause, cette modique somme qui est entre 60.000 et 100.000 GNF, déjà peu pour subsvenir aux besoins des jeunes universitaires, connaît un retard dans le paiement mais aussi des déperditions.
Au titre des réformes engagées par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, cette pratique va bientôt être un mauvais souvenir dans les campus car après avoir achevé la biométrisation de l’effectif des étudiants guinéens, Yéro Baldé compte dorénavant payer les bourses par voie électronique. « Nous avons fini avec la biométrie, les cartes biometrisées sont déjà imprimées et une fois que nous auront les outils nécessaires, nous espérons directement envoyer l’argent sur les cartes des étudiants. Ce ne sera plus maintenant les services financiers et certains responsables qui vont distribuer les bourses. Il y avait beaucoup de déperdition », a-t-il annoncé.
Satisfait de l’organisation de la première revue annuelle des EPA, Yéro Baldé a indiqué que malgré le passage du budget de l’enseignement dans ses trois composantes de 5 à 16%, la mauvaise gestion prime sur la gestion efficace des subventions : « les subsventions à l’enseignement supérieur pour ce qui nous concerne, sont mal utilisées. Donc la qualité de la dépense n’est pas là », a-t-il regretté.
Cette réforme au sein du système éducatif guinéen est aux yeux des observateurs, une pratique qui cadre la politique de traçabilité et de transparence dans la gestion de la chose public. Tout même, la question qui peut revenir est de savoir si le paiement de cette bourse par biométrie va être mensuelle et donc salutaire pour les étudiants ou sinon, le paiement trimestriel va continuer de noyer les pauvres étudiants qui reçoivent leur bourse après contracté des dettes ?